Quand nous contemplons l’immensité du ciel avec nos pieds ancrés sur terre par la grâce de la matière et l’énergie de notre planète mère courbant élégamment l’espace-temps pour nous abriter...
Quand notre corps se compose du grand et du petit du simple et du complexe d’énergie qui n’est que prêtée et qui se conservera même quand nos cellules se décomposent…
Nous savons que nous sommes moins qu’une poussière sur une matrice aléatoire, des microbes sur un beau caillou quelque part dans l’univers explorant les cordes qui nous relient…
Et nous nous demandons…
Ces poussières sont elles locales, séparables ou liées quelque soit l’espace-temps qui les sépares, que voudrait donc dire séparé ?
Sommes nous concernés par l’unitarité ?
Quelle est notre part de matière noire ?
Nous contemplons notre âme dans ce miroir de l'univers armés de nos outils géométriques nous ramenant l'immensité de la complexité à notre compréhension humaine.
Et nous espérons qu'en unifiant, un jour, la gravité et la mécanique quantique nous pourrions peut être comprendre qui nous sommes, poussières de l’univers… ?
Et là perdus dans le ciel tandis que les yeux se plissent à la recherche de Cassiopée ou Andromède
l’envie de faire pipi nous ramène à notre nature basique et la vie reprends son cours avec cette petit poussière d’étoiles accroché au fond de notre âme…
Merci aux chercheurs de nous permettre de rêver plus grand.
Quoi, vous pensiez que j’allais parler de l'Amplituhedron ?
Mais je ne fais que batifoler avec des rêves dans lesquels je suis moins qu’une poussière et que je ne comprends pas...
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dimanche 17 septembre 2023
AMPLITUHEDRON
vendredi 12 avril 2013
INFO DU JOUR : le cancer du sein est en hausse chez les jeunes femmes...
Le cancer du sein est bel et bien en hausse chez les jeunes femmes... Etude américaine avec des données sûres. Voir ICI.
Alors, quand est ce qu'on s'inquiète ? Jamais ? On continue comme ça à tout polluer, à s'empoisonner pour qu'une minorité gagne toujours plus de fric ?
Moi la pilule, je ne l'ai quasiment jamais prise... Heureusement ! Et les marqueurs génétiques sont négatifs.
Alors, c'est quoi sinon l'environnement ?
Et je remercie les auteurs de ces articles de préciser que oui les jeunes femmes restent avec une vie difficile quand elles survivent... Ils devraient ajouter qu'elles sont doublement, triplement, quadruplement punies d'avoir été malades aussi, au niveau professionnel surtout. Mais certaines se font abandonner ensuite et la maltraitance de certains médecins (qui se protègent de l'empathie qu'ils pourraient éprouver pour ces jeunes femmes?) n'aide pas.
Il faut protéger les chercheurs qui se lancent dans les recherches sur les pollutions environnementales, il faut leur fournir des financements indépendants des multinationales et non obliger les labos à recevoir leurs financements des entreprises, avec le chantage qui va avec. Il faut encourager les audacieux, il faut permettre l’anonymat des chercheurs qui affrontent des multinationales, y compris dans leurs publications et leur assurer leur poste...
On fait tout le contraire de ça alors ne vous étonnez pas si le cancer augmente... Chez les jeunes femmes, chez les enfants... Et ça n'est pas près de s'arrêter...
Alors, quand est ce qu'on s'inquiète ? Jamais ? On continue comme ça à tout polluer, à s'empoisonner pour qu'une minorité gagne toujours plus de fric ?
Moi la pilule, je ne l'ai quasiment jamais prise... Heureusement ! Et les marqueurs génétiques sont négatifs.
Alors, c'est quoi sinon l'environnement ?
Et je remercie les auteurs de ces articles de préciser que oui les jeunes femmes restent avec une vie difficile quand elles survivent... Ils devraient ajouter qu'elles sont doublement, triplement, quadruplement punies d'avoir été malades aussi, au niveau professionnel surtout. Mais certaines se font abandonner ensuite et la maltraitance de certains médecins (qui se protègent de l'empathie qu'ils pourraient éprouver pour ces jeunes femmes?) n'aide pas.
Il faut protéger les chercheurs qui se lancent dans les recherches sur les pollutions environnementales, il faut leur fournir des financements indépendants des multinationales et non obliger les labos à recevoir leurs financements des entreprises, avec le chantage qui va avec. Il faut encourager les audacieux, il faut permettre l’anonymat des chercheurs qui affrontent des multinationales, y compris dans leurs publications et leur assurer leur poste...
On fait tout le contraire de ça alors ne vous étonnez pas si le cancer augmente... Chez les jeunes femmes, chez les enfants... Et ça n'est pas près de s'arrêter...
mardi 6 mars 2012
Des grandes idées pour la recherche...
La recherche est une passion, un mode de vie, une philosophie, un regard perpétuellement émerveillé sur la vie.
On vit, au bord du monde, les pieds au bord d'un gouffre infini d'inconnu, le regard rivé sur ce néant envoutant et les bras tendus vers cette aventure, armés des maigres outils de la connaissance fragilement acquise par les autres humains. On n'avance que par millimètres minuscules, créant le sol de connaissance sous nos pieds qui nous met en contact avec toujours plus d'inconnu...
C'est une des plus grandes aventures du genre humain, celle qui nous ouvre des horizons infinis, celle qui n'a pas de limites, qui n'a pas de fin. Celle que n'importe qui peut faire, mais oui, nul n'a le monopole de l'infini des choses à comprendre.
Ces dernières années, je n'avais pas de labo, pas de salaire, pas de subventions, et parfois même j'ai cru que je n'avais pas d'avenir. Vu que pour des raisons mercantiles de plus en plus de publications scientifiques sont devenus payantes et chères, donc inaccessibles je ne pouvais suivre les publications de mes pairs que grâce à la gentillesse de certains amis qui m'envoyaient les articles que je demandais, ou parfois grâce à la gentillesse des auteurs à qui je demandais directement leur article par mail...
Mais mon cerveau s'est retrouvé comme libéré, des puzzles complexes qui me semblaient impossibles à reconstituer auparavant se sont encastrés dans ma tête. Peut être même que le fait d'être un peu écartée des effets de mode de mes compères m'a libérée aussi de cette contrainte invisible de "penser pareil". J'ai eu des idées...
Des idées de recherche, des idées sur le fonctionnement cérébral, des idées sur comment valider expérimentalement mes idées, des tas d'idées, dans un cadre bien ordonné dans un modèle cohérent.
Et je suis toujours comme un enfant émerveillé et cela doit sûrement être terriblement contagieux car ils sont nombreux les chercheurs à avoir envoie de suivre la piste de ces idées avec moi... Et puis, vendredi dernier, j'ai trouvé des financements pour lancer la création de mon premier prototype de test...
Une immense et belle aventure !...
Que ces idées soient validées ou invalidées, peu importe, elles nous portent, elles nous apprendront quelque chose...
La science devrait toujours ressembler à cela !
On vit, au bord du monde, les pieds au bord d'un gouffre infini d'inconnu, le regard rivé sur ce néant envoutant et les bras tendus vers cette aventure, armés des maigres outils de la connaissance fragilement acquise par les autres humains. On n'avance que par millimètres minuscules, créant le sol de connaissance sous nos pieds qui nous met en contact avec toujours plus d'inconnu...
C'est une des plus grandes aventures du genre humain, celle qui nous ouvre des horizons infinis, celle qui n'a pas de limites, qui n'a pas de fin. Celle que n'importe qui peut faire, mais oui, nul n'a le monopole de l'infini des choses à comprendre.
Ces dernières années, je n'avais pas de labo, pas de salaire, pas de subventions, et parfois même j'ai cru que je n'avais pas d'avenir. Vu que pour des raisons mercantiles de plus en plus de publications scientifiques sont devenus payantes et chères, donc inaccessibles je ne pouvais suivre les publications de mes pairs que grâce à la gentillesse de certains amis qui m'envoyaient les articles que je demandais, ou parfois grâce à la gentillesse des auteurs à qui je demandais directement leur article par mail...
Mais mon cerveau s'est retrouvé comme libéré, des puzzles complexes qui me semblaient impossibles à reconstituer auparavant se sont encastrés dans ma tête. Peut être même que le fait d'être un peu écartée des effets de mode de mes compères m'a libérée aussi de cette contrainte invisible de "penser pareil". J'ai eu des idées...
Des idées de recherche, des idées sur le fonctionnement cérébral, des idées sur comment valider expérimentalement mes idées, des tas d'idées, dans un cadre bien ordonné dans un modèle cohérent.
Et je suis toujours comme un enfant émerveillé et cela doit sûrement être terriblement contagieux car ils sont nombreux les chercheurs à avoir envoie de suivre la piste de ces idées avec moi... Et puis, vendredi dernier, j'ai trouvé des financements pour lancer la création de mon premier prototype de test...
Une immense et belle aventure !...
Que ces idées soient validées ou invalidées, peu importe, elles nous portent, elles nous apprendront quelque chose...
La science devrait toujours ressembler à cela !
samedi 25 février 2012
Resultats de l'expérience "c'est quoi la pourriture" ?
Pour le descriptif de l'expérience, voir le post d'avant.
L'hypothèse de base des enfants était que la pourriture ce sont des "microbes vivants" qui se multiplient.
Tous les pots ont été fermés par du film alimentaire transparent et laissé dans une étagère vitrée (accessible à la lumière du jour). Les résultats sont relevés 4 jours après.
La première expérience consistait à essayer de tuer les microbes avec du désinfectant en suivant l'hypothèse de travail suivante "Si on met du désinfectant, ça va tuer les microbes".

Dans le pot "A" de la compote recouverte de désinfectant.
Dans le pot "B" de la compote recouverte d'eau propre.
Résultat de l'expérience, le pot B a commencé à présenter des ilots de pourriture visibles à l’œil nu, le pot A ne présente pas de pourriture visible à l’œil....
L'hypothèse de travail est donc validée.
La deuxième expérience consistait à aider les microbes à se multiplier en rajoutant de la pourriture dans un pot en suivant l'hypothèse de travail suivante : "Si on rajoute des microbes dans la compote, elle va pourrir plus vite".
Dans le pot "C" de la compote normale + de la compote normale.
Dans le pot "D" de la compote normale + de la compote pourrie.
Résultat de l'expérience, le pot "D" (à droite") est à présent entièrement recouvert de moisissures. Le pot "C" à gauche présente des ilots épars de moisissure.
La moisissure a donc progressé de façon plus importante dans le pot "D" que dans le pot "C".
L'hypothèse de travail est donc validée.
Conclusion, puisque nous pouvons "tuer" ou "aider à se multiplier" les microbes, c'est qu'ils suivent les propriétés des êtres vivants (se multiplier et mourir). Nous en concluons que les résultats de notre expérience sont compatibles avec l'idée que "les microbes sont vivants".
... Cependant nous faisons remarquer aux enfants que les cristaux aussi peuvent être dissous ou croitre et pourtant ils sont considérés comme des minéraux... Donc cette expérience pourrait être poursuivie avant de parler de "preuve" du vivant pour nos moisissures ;-)
PS. Même s'il n'est pas pourri nos enfants disent qu'ils n'ont pas envie de manger le pot "A" recouvert, donc, de biseptine... Nous louons le bon sens de notre progéniture...
Je vous épargne les commentaires cyniques du Chum sur ce que certains industriels rajoutent pourtant dans la nourriture pour la conserver plus longtemps ;-)
Nb. En réponse à Sosso qui me demande de faire des stages de science pour vos enfants(ah ah ah) je confirme que mon engagement pour faire aimer la science aux enfants irait jusqu'à vous aider par le blog à formaliser vos propres petites expériences... mais chez vous ;-)
-------------------------------------
Edit pour répondre aux copines qui pensent que c'est juste "fonction de la Maman" de pouvoir faire ça...
Franchement, je pense que n'importe qui peut se poser une question, trouver une hypothèse à laquelle on répond par "oui" ou "non" en faisant varier une seule chose et hop, se lancer à des grandes découvertes !
Heureusement l'humanité n'a pas attendu l'invention des "études en sciences" pour manifester sa curiosité et son bon sens !
Vous tous, toi, toi et même toi, vous pouvez vous éclater à découvrir des trucs super, il suffit d'en avoir envie ! En général nos enfants sont très curieux et apprécient énormément d'arriver à répondre par eux même à certaines de leurs questions :-)
Dernièrement une grande découverte à été faite sur l'orientation des Escargots par 2 grands mères avec des voisins jardins qui ont numéroté les escargots et les ont espacés d'un jardin à l'autre ;-)
Sur ceux, bonnes vacances à ceux qui commencent ou continuent leurs vacances en ce moment et ce blog sera en pause une petite semaine, à bientôt les blogocops :-)
L'hypothèse de base des enfants était que la pourriture ce sont des "microbes vivants" qui se multiplient.
Tous les pots ont été fermés par du film alimentaire transparent et laissé dans une étagère vitrée (accessible à la lumière du jour). Les résultats sont relevés 4 jours après.
La première expérience consistait à essayer de tuer les microbes avec du désinfectant en suivant l'hypothèse de travail suivante "Si on met du désinfectant, ça va tuer les microbes".
Dans le pot "A" de la compote recouverte de désinfectant.
Dans le pot "B" de la compote recouverte d'eau propre.
Résultat de l'expérience, le pot B a commencé à présenter des ilots de pourriture visibles à l’œil nu, le pot A ne présente pas de pourriture visible à l’œil....
L'hypothèse de travail est donc validée.
La deuxième expérience consistait à aider les microbes à se multiplier en rajoutant de la pourriture dans un pot en suivant l'hypothèse de travail suivante : "Si on rajoute des microbes dans la compote, elle va pourrir plus vite".
Dans le pot "D" de la compote normale + de la compote pourrie.
Résultat de l'expérience, le pot "D" (à droite") est à présent entièrement recouvert de moisissures. Le pot "C" à gauche présente des ilots épars de moisissure.
La moisissure a donc progressé de façon plus importante dans le pot "D" que dans le pot "C".
L'hypothèse de travail est donc validée.
Conclusion, puisque nous pouvons "tuer" ou "aider à se multiplier" les microbes, c'est qu'ils suivent les propriétés des êtres vivants (se multiplier et mourir). Nous en concluons que les résultats de notre expérience sont compatibles avec l'idée que "les microbes sont vivants".
... Cependant nous faisons remarquer aux enfants que les cristaux aussi peuvent être dissous ou croitre et pourtant ils sont considérés comme des minéraux... Donc cette expérience pourrait être poursuivie avant de parler de "preuve" du vivant pour nos moisissures ;-)
PS. Même s'il n'est pas pourri nos enfants disent qu'ils n'ont pas envie de manger le pot "A" recouvert, donc, de biseptine... Nous louons le bon sens de notre progéniture...
Je vous épargne les commentaires cyniques du Chum sur ce que certains industriels rajoutent pourtant dans la nourriture pour la conserver plus longtemps ;-)
Nb. En réponse à Sosso qui me demande de faire des stages de science pour vos enfants(ah ah ah) je confirme que mon engagement pour faire aimer la science aux enfants irait jusqu'à vous aider par le blog à formaliser vos propres petites expériences... mais chez vous ;-)
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Edit pour répondre aux copines qui pensent que c'est juste "fonction de la Maman" de pouvoir faire ça...
Franchement, je pense que n'importe qui peut se poser une question, trouver une hypothèse à laquelle on répond par "oui" ou "non" en faisant varier une seule chose et hop, se lancer à des grandes découvertes !
Heureusement l'humanité n'a pas attendu l'invention des "études en sciences" pour manifester sa curiosité et son bon sens !
Vous tous, toi, toi et même toi, vous pouvez vous éclater à découvrir des trucs super, il suffit d'en avoir envie ! En général nos enfants sont très curieux et apprécient énormément d'arriver à répondre par eux même à certaines de leurs questions :-)
Dernièrement une grande découverte à été faite sur l'orientation des Escargots par 2 grands mères avec des voisins jardins qui ont numéroté les escargots et les ont espacés d'un jardin à l'autre ;-)
Sur ceux, bonnes vacances à ceux qui commencent ou continuent leurs vacances en ce moment et ce blog sera en pause une petite semaine, à bientôt les blogocops :-)
mardi 21 février 2012
Experience scientifique par mes enfants : "c'est quoi la pourriture ?"
Youpiii c'est les vacances !!!
- Maman, on fait quoi ?
(Maman occupée à lire des articles scientifiques sur son ordinateur)
- Faites vos devoirs !
(Maman gagne 2 heures)...
- C'est fini !!!
(Arg, penser à demander à la maitresse de leur donner des devoirs qui durent plus longtemps).
Bon, vous voulez regarder les petits reportages sur internet ? (on adore ce site là, http://www.brainpop.fr/, les enfants se choisissent eux même ce qui les intéresse)...
(Maman gagne 1/2 heure de tranquillité)
-"Mamaaaaaannnn tu as vu le film sur comment on fait une expérience scientifique, (celui-ci) tu nous fait faire une expérience s'il te plaaaaaiiiiiiittttt Maman chériiiiiiiiie"
Arg, le truc que j'ai toujours voulu faire, demandé par les enfants, le jour où j'ai un boulot de dingue, aaaarrrg je peux pas leur refuser ça !
Bon, ok, on passe à table et on en discute...
- Bon alors, pour faire une expérience il faut un sujet, quelque chose qui vous intéresse et pour lequel on soit capable de faire une expérience pour répondre par oui ou par non...
Le Titi (6 ans) propose (véridique): "et si on faisait une expérience pour comprendre comment des cailloux se transforment en planètes ?"
Grosse lassitude de la Maman...
Après de multiples essais infructueux, ce sont les filles (10 ans) qui font avancer le schimblic, Maé fait remarquer que on a un pot de compote qui était dans le réfrigérateur qui a pourrit alors que celui que je viens d'ouvrir qui était en conserve, à la cave, n'est pas pourrit...
Sam demande "et si on faisait une expérience pour savoir c'est quoi la pourriture ?"
Aller, on s'y colle, l'occasion d'expliquer à mes enfants la méthode scientifique...
Donc il faut suivre une "procédure scientifique"... On a une hypothèse générale, on doit trouver une hypothèse de travail qui introduit une variable que l'on va pouvoir modifier pour faire l'expérience, c'est une "affirmation " à laquelle on doit pouvoir répondre "oui" ou "non" en faisant une expérience où un seul facteur (la variable) est modifié. On doit pouvoir dire ce à quoi on s'attend comme résultat pour pouvoir valider ou invalider notre hypothèse de travail. L'expérience doit être bien détaillée dans l'objectif que d'autres personnes puissent la "refaire pareil"....
Bon c'est un résumé, ça m'a pris 1h30 d'expliquer ça à mes enfants !
Le Sujet : Qu’est ce que c’est la pourriture ?
Hypothèse : (les enfants ont déjà leur idée dessus): La pourriture ce sont des microbes vivants qui se sont multipliés.
Expérience numéro 1.
Hypothèse de travail : "Si on met du désinfectant, ça va tuer les microbes".
Matériel/Procédure
On prends 2 soucoupes identiques et on met 1 cuillère à soupe de compote bio maison, dont le pot de conserve vient juste d’être ouvert.
Dans le Pot «A» on recouvre la compote de désinfectant (Biseptine).
Dans le pot «B» on recouvre la compote d’eau propre (bouillie avant puis refroidie).
On recouvre les 2 pots de film transparent étanche.
Ici, la variable c’est le désinfectant.
Attendus:
Si notre hypothèse est juste, alors le pot «B» va pourrir plus vite que le pot «A»...
Expérience numéro 2.
Hypothèse de travail : "Si on rajoute des microbes dans la compote, elle va pourrir plus vite".
Matériel/Procédure
On prends 2 soucoupes identiques et on met 1 cuillère à soupe de compote bio maison, dont le pot de conserve vient juste d’être ouvert.
Dans le Pot «C» on rajoute une 1/2 cuillère à café de compote normale.
Dans le pot «D» on rajoute une 1/2 cuillère à café de compote pourrie.
On recouvre les 2 pots de film transparent étanche.
Ici, la variable c’est la quantité de pourriture au départ.
Attendus:
Si notre hypothèse est juste, alors le reste de la compote du pot «D» va pourrir plus vite que le pot «C».
Nb. Nous avons regardé au microscope et avons aperçu sur la compote de pomme saine des grandes cellules claires, (ça ressemblait à ça) sur la «pourriture» des moisissures vertes avec des «fils» et des «points». En regardant sur internet nous avons eu l’impression que cela ressemble au «pénicillium» (un genre de champignon de type moisissure qui est une pénicilline naturelle contre les bactéries), genre cette image mais nettement moins net.
Et voilà, maintenant j'ai une nouvelle décoration dans mon étagère vitrée, un régal ! ;-) Résultat des expériences dans quelques jours...
- Maman, on fait quoi ?
(Maman occupée à lire des articles scientifiques sur son ordinateur)
- Faites vos devoirs !
(Maman gagne 2 heures)...
- C'est fini !!!
(Arg, penser à demander à la maitresse de leur donner des devoirs qui durent plus longtemps).
Bon, vous voulez regarder les petits reportages sur internet ? (on adore ce site là, http://www.brainpop.fr/, les enfants se choisissent eux même ce qui les intéresse)...
(Maman gagne 1/2 heure de tranquillité)
-"Mamaaaaaannnn tu as vu le film sur comment on fait une expérience scientifique, (celui-ci) tu nous fait faire une expérience s'il te plaaaaaiiiiiiittttt Maman chériiiiiiiiie"
Arg, le truc que j'ai toujours voulu faire, demandé par les enfants, le jour où j'ai un boulot de dingue, aaaarrrg je peux pas leur refuser ça !
Bon, ok, on passe à table et on en discute...
- Bon alors, pour faire une expérience il faut un sujet, quelque chose qui vous intéresse et pour lequel on soit capable de faire une expérience pour répondre par oui ou par non...
Le Titi (6 ans) propose (véridique): "et si on faisait une expérience pour comprendre comment des cailloux se transforment en planètes ?"
Grosse lassitude de la Maman...
Après de multiples essais infructueux, ce sont les filles (10 ans) qui font avancer le schimblic, Maé fait remarquer que on a un pot de compote qui était dans le réfrigérateur qui a pourrit alors que celui que je viens d'ouvrir qui était en conserve, à la cave, n'est pas pourrit...
Sam demande "et si on faisait une expérience pour savoir c'est quoi la pourriture ?"
Aller, on s'y colle, l'occasion d'expliquer à mes enfants la méthode scientifique...
Donc il faut suivre une "procédure scientifique"... On a une hypothèse générale, on doit trouver une hypothèse de travail qui introduit une variable que l'on va pouvoir modifier pour faire l'expérience, c'est une "affirmation " à laquelle on doit pouvoir répondre "oui" ou "non" en faisant une expérience où un seul facteur (la variable) est modifié. On doit pouvoir dire ce à quoi on s'attend comme résultat pour pouvoir valider ou invalider notre hypothèse de travail. L'expérience doit être bien détaillée dans l'objectif que d'autres personnes puissent la "refaire pareil"....
Bon c'est un résumé, ça m'a pris 1h30 d'expliquer ça à mes enfants !
Hypothèse : (les enfants ont déjà leur idée dessus): La pourriture ce sont des microbes vivants qui se sont multipliés.
Expérience numéro 1.
Hypothèse de travail : "Si on met du désinfectant, ça va tuer les microbes".
Matériel/Procédure
On prends 2 soucoupes identiques et on met 1 cuillère à soupe de compote bio maison, dont le pot de conserve vient juste d’être ouvert.
Dans le Pot «A» on recouvre la compote de désinfectant (Biseptine).
Dans le pot «B» on recouvre la compote d’eau propre (bouillie avant puis refroidie).
On recouvre les 2 pots de film transparent étanche.
Ici, la variable c’est le désinfectant.
Attendus:
Si notre hypothèse est juste, alors le pot «B» va pourrir plus vite que le pot «A»...
Hypothèse de travail : "Si on rajoute des microbes dans la compote, elle va pourrir plus vite".
Matériel/Procédure
On prends 2 soucoupes identiques et on met 1 cuillère à soupe de compote bio maison, dont le pot de conserve vient juste d’être ouvert.
Dans le Pot «C» on rajoute une 1/2 cuillère à café de compote normale.
Dans le pot «D» on rajoute une 1/2 cuillère à café de compote pourrie.
On recouvre les 2 pots de film transparent étanche.
Ici, la variable c’est la quantité de pourriture au départ.
Attendus:
Si notre hypothèse est juste, alors le reste de la compote du pot «D» va pourrir plus vite que le pot «C».
Nb. Nous avons regardé au microscope et avons aperçu sur la compote de pomme saine des grandes cellules claires, (ça ressemblait à ça) sur la «pourriture» des moisissures vertes avec des «fils» et des «points». En regardant sur internet nous avons eu l’impression que cela ressemble au «pénicillium» (un genre de champignon de type moisissure qui est une pénicilline naturelle contre les bactéries), genre cette image mais nettement moins net.
Et voilà, maintenant j'ai une nouvelle décoration dans mon étagère vitrée, un régal ! ;-) Résultat des expériences dans quelques jours...
jeudi 3 mars 2011
Pour bien vieillir, soyez heureux
Depuis plusieurs années, les scientifiques accumulent les indices liant les dépressions avec un risque accru d'avoir une démence en vieillissant, ou des troubles cognitifs modérés.
On avait d'abord observé que les personnes qui vivent très âgées en "bonne santé" ont un caractère plus gai en moyenne. Ensuite on a soupçonné que la dépression récurrente puisse abimer le cerveau.
Maintenant un article dans un grand journal scientifique* montre une corrélation entre le nombre d'épisodes dépressifs dans la vie et l'apparition d'une démence (essentiellement Alzheimer).
Je suis assez sûre que cela va faire le bonheur de l'industrie pharmaceutique produisant des anti-dépresseurs.
Cependant la société pourrait se poser la question du bonheur avant que d'autres y répondent à sa place !
Un bon conseil, vous vous préoccupez de la santé de vos proches vieillissant ?...
Alors, faites les rire, faites leur sentir qu'ils sont utiles, rendez les heureux !
Et puis, apprenez à vos enfants à voir le bon côté des choses, à évaluer positivement leur vie.
C'est valable pour tous d'ailleurs, qu'y a t-il de mieux qu'une vie remplie de rires ?
Bon, mais si je conclue maintenant je vais vous entendre râler.
Mouais bon elle est drôle celle là et comment qu'on fait pour faire rire les vieux et les moins vieux, hein?
OK, OK, quelques idées d'une grande finesse...
- Leur brancher internet et les laisser découvrir les requêtes les plus demandées du net... (hum)
- Leur confier les petits enfants quelques jours (si ça ne les rends pas heureux ça repose toujours les parents, ah ah ah).
- Les faire parler d'eux même, voir avec eux ce qu'ils pourraient faire d'intéressant, à quoi ils pourraient participer si ce n'est pas déjà le cas.
- Et puis, que chacun sorte ses ressources, posons nous tous la question : qu'est ce qui nous rends heureux? (Nb pour mon Chum, moi c'est un séjours au soleil, un hamac avec un bon bouquin et un beau mec qui me fait des papouilles... on peut toujours essayer non? ;-D)
* Dotson VM. & coll. Recurrent depressive symptoms and the incidence of dementia and mild cognitive impairment. Neurology. 2010 Jul 6;75(1):27-34.
On avait d'abord observé que les personnes qui vivent très âgées en "bonne santé" ont un caractère plus gai en moyenne. Ensuite on a soupçonné que la dépression récurrente puisse abimer le cerveau.
Maintenant un article dans un grand journal scientifique* montre une corrélation entre le nombre d'épisodes dépressifs dans la vie et l'apparition d'une démence (essentiellement Alzheimer).
Je suis assez sûre que cela va faire le bonheur de l'industrie pharmaceutique produisant des anti-dépresseurs.
Cependant la société pourrait se poser la question du bonheur avant que d'autres y répondent à sa place !
Un bon conseil, vous vous préoccupez de la santé de vos proches vieillissant ?...
Alors, faites les rire, faites leur sentir qu'ils sont utiles, rendez les heureux !
Et puis, apprenez à vos enfants à voir le bon côté des choses, à évaluer positivement leur vie.
C'est valable pour tous d'ailleurs, qu'y a t-il de mieux qu'une vie remplie de rires ?
Bon, mais si je conclue maintenant je vais vous entendre râler.
Mouais bon elle est drôle celle là et comment qu'on fait pour faire rire les vieux et les moins vieux, hein?
OK, OK, quelques idées d'une grande finesse...
- Leur brancher internet et les laisser découvrir les requêtes les plus demandées du net... (hum)
- Leur confier les petits enfants quelques jours (si ça ne les rends pas heureux ça repose toujours les parents, ah ah ah).
- Les faire parler d'eux même, voir avec eux ce qu'ils pourraient faire d'intéressant, à quoi ils pourraient participer si ce n'est pas déjà le cas.
- Et puis, que chacun sorte ses ressources, posons nous tous la question : qu'est ce qui nous rends heureux? (Nb pour mon Chum, moi c'est un séjours au soleil, un hamac avec un bon bouquin et un beau mec qui me fait des papouilles... on peut toujours essayer non? ;-D)
* Dotson VM. & coll. Recurrent depressive symptoms and the incidence of dementia and mild cognitive impairment. Neurology. 2010 Jul 6;75(1):27-34.
lundi 21 février 2011
Preuve ou Opinion ?
C'est quoi une preuve ? Comment distingues t-on une croyance, une opinion, d'une preuve scientifique ?
Vous l'aurez voulu, je me lance à essayer de donner des explications sur le métier de chercheur. :-)
Bon, ce n'est pas très facile, même un peu hardu, mais j'essaye, c'est déjà ça ;-)
Au commencement était l'hypothèse scientifique…
Qu'est ce qu'une hypothèse scientifique, qu'est ce qui différencie une hypothèse scientifique d'une hypothèse non scientifique ?
- Le fait qu'on va pouvoir - ou non - établir un protocole expérimental pour y répondre.
Par exemple : l'hypothèse "la majorité de mes lecteurs ont une intelligence supérieure à la moyenne" est une hypothèse scientifique. On peut imaginer une expérience où un échantillon représentatif de mes lecteurs passerait un test de quotient intellectuel qui démontrerait, bien sûr, que vous êtes majoritairement géniaux.
Par contre, l'hypothèse "TOUS mes lecteurs ont une intelligence supérieurs à la moyenne" n'est pas scientifique parce que, même en me creusant la tête très fort, je ne peux pas imaginer un moyen de vous contraindre "absolument tous" à passer un test idiot…
Donc, au commencement, on a une hypothèse scientifique sur un phénomène déterminé et OBSERVABLE.
La notion d'OBSERVABLE est très importante en sciences, elle exclue tous les phénomènes qui ne sont PAS OBSERVABLES.
Donc, si votre grand mère à des flash prémonitoires imprévisibles qui font la fierté de la famille, c'est intéressant, vous avez le droit d'y croire - ou non- mais cela ne rentre pas dans le champ de la science car le phénomène n'est pas "observable".
Donc encore, la plupart des croyances ne sont pas scientifiques.
Attention, distinguons bien les choses, on a tous des croyances en telle ou telle chose, y compris les scientifiques qui, au minimum, ont la croyance que le paradigme scientifique permet d'augmenter la connaissance humaine. Tout le monde a le droit d'avoir des croyances et on est bien d'accord aussi que la science ne peut pas TOUT observer car certains objets ne sont tout simplement pas observables dans le cadre du paradigme scientifique.
Simplement, en tant que société nous avons l'intuition que baser nos connaissances sur des preuves et non sur des croyances est quelque chose qui nous a permis de progresser. Personnellement je pense qu'il est important d'apprendre à nos enfants à distinguer une preuve d'une opinion, que cela leur permettre d'avoir un esprit critique et d'être intellectuellement plus libres. Sans jamais tomber dans l'excès inverse de penser que la science est "absolue" puisque par définition elle ne s'applique qu'à une partie des choses répondant à des critères précis.
Alors reprenons notre explication de comment on fait une démonstration scientifique...
On va appliquer sur notre phénomène observable un paradigme scientifique.
Plusieurs critères sont essentiels.
- On va formuler des hypothèses expérimentales pour expliquer notre phénomène, hypothèses qui doivent être incluses dans le cadre d'un modèle explicatif.
- Les hypothèse doivent être réfutables.
- On va essayer de "prévoir" des évènements qui répondent à nos hypothèses, c'est l'objet de l'expérience. (Ça fait la valeur prédictive du modèle).
- On va appliquer une méthode expérimentale.
- L'expérience doit être reproductible.
- Enfin on va analyser le résultat de façon à valider ou bien réfuter l'hypothèse ET inscrire le résultat dans un modèle déductif d'explication.
Par conséquent, par définition, même, une hypothèse ne doit jamais être irréfutable, en sciences et une chose n'est "non-réfutée" que jusqu'à l'arrivée d'une preuve contraire.
Un scientifique devrait être humble car il sait que qu'il ne peut pas tout étudier, que beaucoup de choses ne rentrent pas dans le champs de l'observation scientifique - ce qui ne prouve nullement que cela n'existe pas, juste que cela n'est pas observable scientifiquement. Il sait aussi que chaque découverte scientifique ouvre la porte à des multitudes d'autres questions, tant est si bien que j'ai parfois l'impression que plus on en sait, plus on sait qu'on ne sait quasiment rien.
Une image qui représente cela pour moi, je suis un minuscule point qui me tiens au bord du monde et je regarde l'immensité de l'espace. Tous les autres scientifiques sont aussi des minuscules points qui regardent dans toutes les directions. A chaque fois qu'on découvre quelque chose, notre "monde" augmente et est ainsi en contact avec un volume encore plus grand d'espace, d'inconnu…
Quelle méthode expérimentale va t-on appliquer ?
Là, cela se complique, car en fonction du sujet d'étude, on ne peut pas appliquer la même méthode. On peut faire des observations "analogiques" ou bien une analyse réductionniste où on va essayer de comme "couper" la question en questions plus élémentaires etc etc. C'est ce qu'on fait souvent en biologie par exemple.
Maintenant il ne suffit pas d'avoir une hypothèse observable pour faire de la science. Vous devez aussi avoir un modèle théorique qui explique votre hypothèse, votre raisonnement.
Un exemple concret encore.
Imaginons que je regarde les enfants dans la coure de récréation. Je me dis que certains semblent courir plus vite que d'autres et que "donc", c'est une pathologie…
Je vais mesurer leur vitesse à tous. Ça va suivre une courbe de Gauss, une loi normale, une courbe qui à l'allure d'un chapeau melon. Je vais dire, c'est le minimum acceptable, que les 5 % plus rapides sont en dehors de la norme…
Et je fais l'expérience… Oui, je trouve 5% des enfants qui sont plus rapides ! Évidemment puisque c'était mon critère, direz vous !
Alors je dis que ces 5 % plus rapides, ont une maladie qui les fait courir plus vite… "LA PREUVE", si je leur donne le médicament machin, il vont courir moins vite…
Eh bien NON, ce n'est pas une preuve scientifique. Une statistique ne suffit pas à créer un lien de causalité. Ici, il me manque le modèle déductif d'explication.
Le fait d'avoir un médicament qui modifie le comportement observé, ici -courir plus vite- ne me donne pas une explication scientifique de pourquoi ce serait une pathologie.
Autre contre-exemple, ce qui fait qu'un phénomène est "scientifique" ce n'est pas le nombre d'observations dessus, c'est bien qu'il s'inscrit dans les critères énoncés plus haut.
Alors bien sûr, même si des millions de personnes croient quelque chose, cela n'en fait pas pour autant une science. Et même si, des tas de gens ont écrit des tas de choses sur un sujet, depuis très très longtemps, exemple, la machinchoso-logie cela en fait sûrement une chose intéressante mais certainement pas une science.
Maintenant, attention, on parlait de l'hypothèse jusqu'ici, maintenant on va parler de la preuve apportée (ou non) par l'observation ou l'expérimentation.
Dans la plupart des sciences expérimentales, il est très difficile de "prouver" qu'une hypothèse est vraie (preuve positive), par contre il est souvent facile de prouver qu'une hypothèse est fausse (preuve négative), il suffit d'un seul contre-exemple.
Et tant qu'on n'a pas de contre exemple et que notre hypothèse prédit bien les observations, on peut continuer a travailler avec cette hypothèse, tout en gardant a l'esprit que ce n'est qu'une hypothèse.
Et il existe aussi des preuves positives.
Et tant qu'on n'a pas de contre exemple et que notre hypothèse prédit bien les observations, on peut continuer a travailler avec cette hypothèse, tout en gardant a l'esprit que ce n'est qu'une hypothèse.
Et il existe aussi des preuves positives.
Par exemple le fait que la terre est ronde. Pendant longtemps dans l'antiquité c'était une hypothèse, il y avait des arguments pour. Mais maintenant qu'on la prise en photo depuis l'espace, qu'on en a fait le tour, c'est vraiment prouvé.
Autre exemple, pendant longtemps on a fait l'hypothèse qu'il devait exister une particule qu'on a appelée le neutrino, et elle n'a été observée que bien plus tard. Mais maintenant, on l'a observée des millions de fois, pas de doute le neutrino existe, c'est prouvé. Pour l'instant la particule Higgs est une hypothèse, mais on espère que le CERN donnera une preuve de son existence. Quand elle aura vraiment été photographiée, ce sera une preuve qu'elle existe.
Autre exemple, pendant longtemps on a fait l'hypothèse qu'il devait exister une particule qu'on a appelée le neutrino, et elle n'a été observée que bien plus tard. Mais maintenant, on l'a observée des millions de fois, pas de doute le neutrino existe, c'est prouvé. Pour l'instant la particule Higgs est une hypothèse, mais on espère que le CERN donnera une preuve de son existence. Quand elle aura vraiment été photographiée, ce sera une preuve qu'elle existe.
Donc, une hypothèse scientifique, qui était réfutable, peut recevoir (plus "facilement" pour certaines sciences que pour d'autres) une preuve irréfutable qu'elle est vraie, ou bien fausse.
C'est important parce que beaucoup de gens ont du mal à distinguer une opinion d'une preuve hors cela les fragilise par rapport à des abus.
Si quelqu'un a une opinion ou une croyance non scientifique, ce n'est pas mal ou mauvais en soit, chacun a le droit de s'exprimer, si bien sûr ça reste dans le légal, par contre cela deviendrait mensonger si cette personne se servait de la caution scientifique pour vous "obliger à le croire", encore pire pour vous vendre un truc peut être nocif.
Je préfère de loin avoir une personne franche qui me dit, "c'est une croyance", on n'a pas de preuves scientifiques, mais je "pense" que c'est bien bla bla bla qu'une personne qui me dit "la psymachin-nologie" est une science, la preuve, cela s'enseigne à la fac !
Soyez libres, sachez distinguer une preuve d'une opinion, même si c'est moi qui vous l'affirme ! ;-)
Pour aller plus loin:
- Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_scientifique
- Descartes "Le discours de la méthode" (Il est dans le domaine publique, vous pouvez le télécharger gratuitement ici, allez y, je vous assure qu'il n'a pas pris une ride, c'est passionnant à lire ! http://www.archive.org/details/discoursdel00desc).
- Thomas Kuhn "Structure des révolutions scientifiques" (voir écrits disponibles sur le web car tombés dans le domaine public, ici) http://www.archive.org/search.php?query=thomas%20kuhn
jeudi 17 février 2011
Comprendre la démarche scientifique
Chers internautes. Aujourd'hui, j'ai eu envie de vous permettre de faire vous même une expérience de sociologie, de façon à partager avec vous quelques points qui font le fondement de la démarche scientifique.
J'ai pour cela choisi un exemple qui concerne (malheureusement) beaucoup de monde: comment mesurer une discrimination dans un groupe ?
Le problème, quand on veut faire une démonstration scientifiquement valable, c'est qu'il faut définir des critères objectifs. Il faut aussi que l'observateur ne soit pas la personne qui pense être l'objet de la discrimination. Il vaudrait même mieux que l'observateur ne soit pas un participant de la réunion.
Ces critères servent à éviter des biais.
Un exemple, volontairement simplifié: mesurer la discrimination sexuelle dans une réunion de personnes.
Nous devons chercher un "objet", un critère, mesurable objectivement. Par exemple, le temps de parole.
Commencez par relever le nombre total de participants à la réunion et combien il y a de filles, combien il y a de garçons.
Comment faire ensuite, c'est simple, vous relevez discrètement dans une réunion de personnes (professionnelle, associatif, politique, autre. Vous pouvez même relever ça dans une émission de télévision…) le temps de parole de chacun en faisant un petit tableau comme ci dessous :
Critère objectif: temps de parole.
Noter le temps de parole (en minutes)des participants selon le tableau suivant:
Hommes Femmes
Y1 12 min
X1 8 min
X2 6 min
Y2 2 min
Y1 3 min
Ne relevez pas le nom des personnes, mettez (X1, X2, X3 pour les femmes et Y1, Y2, Y3 etc. pour les hommes) vous devez impérativement respecter leur anonymat. Bien sûr, le résultat est pour vous seul, vous n'avez pas le droit d'en faire quelque chose de public sans avoir obtenu le consentement éclairé des participants (mais si vous demandez le consentement avant, vous aurez un biais monumental, évidemment).
Dans une vraie expérience scientifique, quand il s'agit de mesurer quelque chose chez des êtres humains, nous devons d'abord soumettre notre expérience à un comité d'éthique qui nous donne, ou non, le feu vert et nous ne pouvons pas exploiter les données recueillies sur les personnes sans avoir obtenu leur autorisation écrite sur ce que nous appelons un formulaire de consentement.
Quand une même personne reprends la parole plusieurs fois, par exemple la première personne dans notre tableau, Y1, si vous voulez en plus regarder les phénomènes de monopolisation de la parole re-notez Y1, sinon, notez juste que c'est une femme X, ou un homme qui à parlé Y, indépendamment de qui c'est et même si c'est 50 fois la même personne qui reprends la parole.
Si on avait de quoi mesurer le bruit, un autre critère intéressant serait de mesurer le bruit produit par l'assistance PENDANT qu'une personne parle, en fonction de son sexe, (pour voir le niveau d'écoute) mais bon, là on essaye juste de faire quelque chose de simple.
Après, vous faites la somme des temps de parole, en minute, de chacun des groupes (Somme des X et somme des Y) puis vous calculez la moyenne de chaque groupe (Somme / nombre de personnes dans le groupe)…
Si vous avez suffisamment de données, il y aura ensuite le moyen de faire un test pour comparer les moyennes de vos deux groupes pour voir si vos échantillons sont significativement différents ou non. Dans ce genre de cas, on va devoir d'abord vérifier que vos échantillons sont indépendants et que l'échantillonnage est suffisant pour se répartir autour d'une loi normale. Après on va faire, disons, le test de Student. Le mieux pour les profanes étant encore de rapatrier ses données sous excel et de faire le test dessus.
Bon, ok, je ne vous transforme pas en chercheurs d'un coup de baguette magique mais je vous permet d'aborder là la démarche scientifique, de commencer à comprendre le mode de fonctionnement. :-)
Bien sûr, j'ai choisit un critère de discrimination "facile" à observer (en général, le sexe, on l'identifie sans trop d'erreur) vous pouvez essayer avec un autre critère de discrimination qui vous intéresse (couleur de peau, origine, âge etc. etc.) mais dans ce cas vous devrez définir une échelle d'évaluation objective et vous cernez que ce n'est pas évident. Le critère sur lequel vous basez votre observation doit toujours être stable de façon à ce qu'il soit facilement REPRODUCTIBLE par un autre examinateur.
C'est une donnée importante de la recherche, une expérience doit toujours être reproductible par d'autres.
C'est pour cela que, pour faire une vraie recherche nous devons limiter au maximum les critères subjectifs.
Exemple des problèmes qui se posent pour établir un critère:
- Vous voulez qu'on regarde s'il y a une discrimination selon l'origine de la personne.
Problème, est ce que tous les examinateurs vont avoir la même perception de l'origine d'une personne, vont les classer de la même façon ? Ca n'est pas évident n'est ce pas ?
Autre exemple :
- On pourrait définir le critère de discrimination selon la couleur de peau de la personne. Mais vous verrez que ça aussi c'est très subjectif en fait. Par exemple il y a des personnes à la peau noire qui sont noirs foncés, d'autres très clairs, d'autres métisses avec une palette de couleur très large dans ce cas. Les américains mettent dans "noir" toutes les personnes métisses noir/blanc c'est une façon de faire qui limite ce problème mais que je n'apprécie pas. Cependant faire une catégorie "indéfinie" ou "métissage", cela serait subjectif aussi car ce qui paraitrait "indéfini" pour un examinateur pourrait être "défini" pour un autre…
Si vous avez compris ça, vous avez commencé à comprendre la démarche avec laquelle on raisonne scientifiquement, finalement, ça n'a rien d'inaccessible n'est-ce pas. :-D
PS. Plusieurs personnes m'ont gentiment fait remarqué que je parle finalement très très peu de ma profession. En fait, de mon côté, je trouve que la vulgarisation est un exercice très difficile. Mais si cela ne vous barbe pas, vous m'encouragez, peut être que je ferai des efforts :-)
J'ai pour cela choisi un exemple qui concerne (malheureusement) beaucoup de monde: comment mesurer une discrimination dans un groupe ?
Le problème, quand on veut faire une démonstration scientifiquement valable, c'est qu'il faut définir des critères objectifs. Il faut aussi que l'observateur ne soit pas la personne qui pense être l'objet de la discrimination. Il vaudrait même mieux que l'observateur ne soit pas un participant de la réunion.
Ces critères servent à éviter des biais.
Un exemple, volontairement simplifié: mesurer la discrimination sexuelle dans une réunion de personnes.
Nous devons chercher un "objet", un critère, mesurable objectivement. Par exemple, le temps de parole.
Commencez par relever le nombre total de participants à la réunion et combien il y a de filles, combien il y a de garçons.
Comment faire ensuite, c'est simple, vous relevez discrètement dans une réunion de personnes (professionnelle, associatif, politique, autre. Vous pouvez même relever ça dans une émission de télévision…) le temps de parole de chacun en faisant un petit tableau comme ci dessous :
Critère objectif: temps de parole.
Noter le temps de parole (en minutes)des participants selon le tableau suivant:
Hommes Femmes
Y1 12 min
X1 8 min
X2 6 min
Y2 2 min
Y1 3 min
Ne relevez pas le nom des personnes, mettez (X1, X2, X3 pour les femmes et Y1, Y2, Y3 etc. pour les hommes) vous devez impérativement respecter leur anonymat. Bien sûr, le résultat est pour vous seul, vous n'avez pas le droit d'en faire quelque chose de public sans avoir obtenu le consentement éclairé des participants (mais si vous demandez le consentement avant, vous aurez un biais monumental, évidemment).
Dans une vraie expérience scientifique, quand il s'agit de mesurer quelque chose chez des êtres humains, nous devons d'abord soumettre notre expérience à un comité d'éthique qui nous donne, ou non, le feu vert et nous ne pouvons pas exploiter les données recueillies sur les personnes sans avoir obtenu leur autorisation écrite sur ce que nous appelons un formulaire de consentement.
Quand une même personne reprends la parole plusieurs fois, par exemple la première personne dans notre tableau, Y1, si vous voulez en plus regarder les phénomènes de monopolisation de la parole re-notez Y1, sinon, notez juste que c'est une femme X, ou un homme qui à parlé Y, indépendamment de qui c'est et même si c'est 50 fois la même personne qui reprends la parole.
Si on avait de quoi mesurer le bruit, un autre critère intéressant serait de mesurer le bruit produit par l'assistance PENDANT qu'une personne parle, en fonction de son sexe, (pour voir le niveau d'écoute) mais bon, là on essaye juste de faire quelque chose de simple.
Après, vous faites la somme des temps de parole, en minute, de chacun des groupes (Somme des X et somme des Y) puis vous calculez la moyenne de chaque groupe (Somme / nombre de personnes dans le groupe)…
Si vous avez suffisamment de données, il y aura ensuite le moyen de faire un test pour comparer les moyennes de vos deux groupes pour voir si vos échantillons sont significativement différents ou non. Dans ce genre de cas, on va devoir d'abord vérifier que vos échantillons sont indépendants et que l'échantillonnage est suffisant pour se répartir autour d'une loi normale. Après on va faire, disons, le test de Student. Le mieux pour les profanes étant encore de rapatrier ses données sous excel et de faire le test dessus.
Bon, ok, je ne vous transforme pas en chercheurs d'un coup de baguette magique mais je vous permet d'aborder là la démarche scientifique, de commencer à comprendre le mode de fonctionnement. :-)
Bien sûr, j'ai choisit un critère de discrimination "facile" à observer (en général, le sexe, on l'identifie sans trop d'erreur) vous pouvez essayer avec un autre critère de discrimination qui vous intéresse (couleur de peau, origine, âge etc. etc.) mais dans ce cas vous devrez définir une échelle d'évaluation objective et vous cernez que ce n'est pas évident. Le critère sur lequel vous basez votre observation doit toujours être stable de façon à ce qu'il soit facilement REPRODUCTIBLE par un autre examinateur.
C'est une donnée importante de la recherche, une expérience doit toujours être reproductible par d'autres.
C'est pour cela que, pour faire une vraie recherche nous devons limiter au maximum les critères subjectifs.
Exemple des problèmes qui se posent pour établir un critère:
- Vous voulez qu'on regarde s'il y a une discrimination selon l'origine de la personne.
Problème, est ce que tous les examinateurs vont avoir la même perception de l'origine d'une personne, vont les classer de la même façon ? Ca n'est pas évident n'est ce pas ?
Autre exemple :
- On pourrait définir le critère de discrimination selon la couleur de peau de la personne. Mais vous verrez que ça aussi c'est très subjectif en fait. Par exemple il y a des personnes à la peau noire qui sont noirs foncés, d'autres très clairs, d'autres métisses avec une palette de couleur très large dans ce cas. Les américains mettent dans "noir" toutes les personnes métisses noir/blanc c'est une façon de faire qui limite ce problème mais que je n'apprécie pas. Cependant faire une catégorie "indéfinie" ou "métissage", cela serait subjectif aussi car ce qui paraitrait "indéfini" pour un examinateur pourrait être "défini" pour un autre…
Si vous avez compris ça, vous avez commencé à comprendre la démarche avec laquelle on raisonne scientifiquement, finalement, ça n'a rien d'inaccessible n'est-ce pas. :-D
PS. Plusieurs personnes m'ont gentiment fait remarqué que je parle finalement très très peu de ma profession. En fait, de mon côté, je trouve que la vulgarisation est un exercice très difficile. Mais si cela ne vous barbe pas, vous m'encouragez, peut être que je ferai des efforts :-)
lundi 6 décembre 2010
Partir... encore !
Nous sommes près de la Suisse pour 1 an et ensuite ???
Rentrer à la maison ? Laquelle ? Ah, celle là, oui, peut être, un peu, quelques mois...
Nous avons accepté un poste à l'étranger.
Encore...
Oui, je sais...
Mais il en va de nos projets comme des descentes en luge du Titi, on sait d'où l'on part, à peu près ce que l'on vise, mais jamais, jamais par où nous allons passer !
Tout peut arriver, nous pouvons avoir d'autres propositions ailleurs, décider d'arrêter de bouger, affronter une situation imprévue, et même la France pourrait arrêter de maltraiter ses chercheurs et nous donner envie de rester, qui sait, oui, tout peut arriver...
En attendant nous préparons l'avenir et pour l'instant, l'avenir est ailleurs, sur un autre continent, dans une autre langue...
Et je sens encore le goût des voyages, l'envie d'aventures, de découvertes, de tourner autour du monde...
Rentrer à la maison ? Laquelle ? Ah, celle là, oui, peut être, un peu, quelques mois...
Nous avons accepté un poste à l'étranger.
Encore...
Oui, je sais...
Mais il en va de nos projets comme des descentes en luge du Titi, on sait d'où l'on part, à peu près ce que l'on vise, mais jamais, jamais par où nous allons passer !
Tout peut arriver, nous pouvons avoir d'autres propositions ailleurs, décider d'arrêter de bouger, affronter une situation imprévue, et même la France pourrait arrêter de maltraiter ses chercheurs et nous donner envie de rester, qui sait, oui, tout peut arriver...
En attendant nous préparons l'avenir et pour l'instant, l'avenir est ailleurs, sur un autre continent, dans une autre langue...
Et je sens encore le goût des voyages, l'envie d'aventures, de découvertes, de tourner autour du monde...
jeudi 30 septembre 2010
Hommage...
"La science est le seul remède efficace contre le fanatisme.
Il faut donner aux jeunes l'éducation nécessaire pour qu'ils soient capables de comprendre l'univers qui les entoure".
Georges Charpak
Il faut donner aux jeunes l'éducation nécessaire pour qu'ils soient capables de comprendre l'univers qui les entoure".
Georges Charpak
Reposez en paix, professeur, à nous à présent de porter le goût de la science à tous les enfants.
dimanche 21 mars 2010
L’attaque des scientifiques du climat... A qui profite le crime ?
J’ai reçu il y a quelque temps un mail me faisant suivre une pseudo démonstration de la “fausseté” de la thèse du réchauffement climatique. Je dois avouer, et je m’en excuse franchement auprès de la personne qui m’a envoyé ça, que j’ai répondu de façon très désagréable, tellement il me semble dramatique que ce genre de fausses informations circule.
Ensuite j’ai réfléchi et je me suis dit que au contraire de me fâcher je devrais expliquer pour protéger les gens de ces manipulations. Alors, avec le Chum, nous avons esquissé une réponse pour tenter de vous expliquer ce qui se passe.
Voici, pour que vous compreniez, le lien qui était avec le mail.
http://www.youtube.com/watch?v=wYLmLW4k4aI&feature=player_embedded
Et voici notre réponse...
1) Les scientifiques sont de plus en plus attaqués et méprisés. L’idée majeure que les climato-sceptiques font circuler, c’est que les scientifiques seraient de connivence avec les gouvernements: Pourquoi seraient-ils de connivence, alors que les gouvernements n'arrêtent pas de les critiquer, de parler de réduire leurs moyens, leurs postes et leur salaires ? Pourquoi les scientifiques descendent t-ils dans la rue ? Est-ce à eux que “profite le crime” ?
2) Comment plusieurs milliers de scientifiques d’un grand nombre de pays qui travaillent ensemble au GIEC auraient pu se mettre d’accord sur un “complot” alors qu’ils n’ont aucun intérêt commun autre que la connaissance ? Les différents pays n’ont d’ailleurs pas l’air d’avoir beaucoup d'intérêts communs.
3) L’histoire des mails piratés du GIEC le fameux mail le plus mis en avant pour prouver la mauvaise fois des scientifiques parle d’un “trick” qui veut dire “astuce” et qui correspond à du jargon pour parler d’une méthode plus “astucieuse” et non d’une fraude ! Si c’est celui ci le plus terrible c’est vraiment que les autres mails piratés ne contiennent rien, et la démonstration est vide.
4) D'où vient cette piraterie parfaitement illégale ? Elle résulte d’une prouesse technique importante et qui a dû coûter cher. En tout cas elle doit provenir de gens qui ont intérêt à couler les efforts internationaux pour lutter contre l’effet de serre... A qui profite le crime ? On sait que des multinationales ont mis des fonds énormes pour manipuler les masses de façon à éviter les réglementations limitant leurs activités et surtout leurs profits. Ces mêmes multinationales pourraient elles vouloir une taxe carbone ?
5) Un moyen simple de savoir de quelle augmentation de CO2 l’homme est responsable, est de regarder les chiffres d’affaires des compagnies pétrolières, on sait très bien combien de pétrole est brûlé chaque année, pas besoin d’appareils de mesures très compliqués.
Est ce qu’une telle augmentation de CO2 peut réchauffer significativement le climat ? Difficile d’être affirmatif à 100%, car il y a des données comme l’activité du soleil que nous ne maîtrisons pas. Mais par contre il faut vraiment se fermer les yeux pour penser que l’activité humaine n’a aucun effet.
6 et 7) Dans la démonstration des “7 parties par million” avec les grains de riz, on atteint le fond de la mauvaise foi :
Il s’agit d’une démonstration où la personne reprend des termes qui paraissent savants et semblent correspondre à un raisonnement logique mais n’en sont absolument pas.
Sur la forme, il s’agit de faire croire aux gens qu’ils vont être plus intelligents en comprenant mieux les choses que les scientifiques. En gros, les scientifiques sont des gros cons et ils ne sont pas capables de faire un raisonnement simple. Donc l’auditeur en se mettant du bord de ceux capables d'écraser les scientifiques va se sentir “brillant”.
Sur le fond: la démonstration est fausse à la base, il est totalement absurde de comparer des choses non comparables et ramener des éléments différents à une comparaison de “grains de riz de couleurs différentes” est extrêmement malhonnête.
Pour faire simple je pourrais répondre à cette dame de simplement remplacer ses grains de riz rouge “négligeables” par des grains de mort au rat (ça a la même taille) et de se faire une assiette !
Pourquoi comparer le volume de CO2 au volume des autres gaz ? Dans une serre faite avec du plastique, le volume de plastique est minuscule par rapport au volume de la serre, c’est évident. Autre exemple, quand vous mettez une pincée de sel dans un grand volume d’eau, c’est négligeable pour l’eau, mais pas pour les pâtes. Pourquoi comparer le volume du sel à celui de l’eau ?
Certes, en regardant des grains de riz cela a une apparence de négligeable, mais, même si c’était correct, cette comparaison de choses incomparables, l’idée même que c’est négligeable est aussi fausse.
Déjà, ce chiffre de 7 ppm sort d’où ? Il y a une chose facile à mesurer: combien de pétrole est brulé chaque année. Le lien suivant explique assez bien comment on sait que la majorité de l’augmentation de 70ppm ( et pas 7ppm) de CO2 est due à l’activité humaine.
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2004/12/how-do-we-know-that-recent-cosub2sub-increases-are-due-to-human-activities-updated/
8) Comment oser dire que l’effet de serre n’existe pas ? Ou encore que c'est une invention moderne ? Il est démontré depuis au moins 150 ans, par S.A. Arhenius, l’un des pionniers de la thermodynamique. De plus, l’effet de serre est indispensable à la vie, sans lui la terre serait gelée. Sur terre l’effet de serre est responsable de 40° par rapport à la température qui régnerait si toute la chaleur du soleil était ré-émise dans l’espace. Regardez les océans, ils sont extrêmement profonds, entre 3000 et 11 000 mètres de profondeur, alors envisager 0,5 mètre de montée des eaux (c’est à dire 150 ppm), oui, à l’échelle des Océans c’est extrêmement négligeable. Mais cela sera t-il négligeable pour le Bangladesh et toutes les autres basses terres qui pourraient être menacées ? Alors bien sûr, on peut aussi dire que quelques millions d’humains comparés à 7 milliards c’est aussi très négligeable!
A l’heure où sous la pressions d’intérêts minoritaires nos gouvernements viennent d’accepter de condamner une espèce aussi essentielle que le Thon, de continuer à massacrer la planète, nous ne devons plus accepter de nous laisser manipuler par des discours mensongers, nous devons nous lever tous ensemble pour défendre notre maison commune !
On a l’impression en fait que c’est la notion même de raisonnement qui est de plus en plus attaquée, que ce qu’on essaye de faire c’est de mettre l’opinion d’un quidam ou d’un groupe au même niveau qu’une preuve basée sur une démonstration vérifiable. Si les gens arrêtent d’utiliser un raisonnement cartésien alors ils seront plus facilement manipulables, alors des minorités ayant suffisamment de puissance pour pouvoir se faire entendre, en possédant des médias ou bien en infiltrant en masse Internet ou les gouvernements, les prises de décisions, vont pouvoir manipuler des masses qui n’auront plus appris ce qu’est une preuve, ce qu’est un raisonnement logique, qui ne feront plus la distinction entre une opinion et une preuve.
C’est au delà de l’attaque de la science, c’est une véritable prise de pouvoir sur les consciences. Le problème majeur de l’opinion c’est que, comme la croyance, elle n’est pas réfutable, contrairement au raisonnement scientifique. C’est d’ailleurs souvent l’argument utilisé, montrer les doutes des scientifiques pour “prouver” qu’on a raison, alors que le doute est le moteur même de la science, la réfutabilité la meilleure garantie qu’on ait trouvé.
Baser son pouvoir sur une opinion et non sur une preuve, c’est le meilleur moyen d'asseoir un pouvoir qui ne pourra pas être réfuté !
Ensuite j’ai réfléchi et je me suis dit que au contraire de me fâcher je devrais expliquer pour protéger les gens de ces manipulations. Alors, avec le Chum, nous avons esquissé une réponse pour tenter de vous expliquer ce qui se passe.
Voici, pour que vous compreniez, le lien qui était avec le mail.
http://www.youtube.com/watch?v=wYLmLW4k4aI&feature=player_embedded
Et voici notre réponse...
1) Les scientifiques sont de plus en plus attaqués et méprisés. L’idée majeure que les climato-sceptiques font circuler, c’est que les scientifiques seraient de connivence avec les gouvernements: Pourquoi seraient-ils de connivence, alors que les gouvernements n'arrêtent pas de les critiquer, de parler de réduire leurs moyens, leurs postes et leur salaires ? Pourquoi les scientifiques descendent t-ils dans la rue ? Est-ce à eux que “profite le crime” ?
2) Comment plusieurs milliers de scientifiques d’un grand nombre de pays qui travaillent ensemble au GIEC auraient pu se mettre d’accord sur un “complot” alors qu’ils n’ont aucun intérêt commun autre que la connaissance ? Les différents pays n’ont d’ailleurs pas l’air d’avoir beaucoup d'intérêts communs.
3) L’histoire des mails piratés du GIEC le fameux mail le plus mis en avant pour prouver la mauvaise fois des scientifiques parle d’un “trick” qui veut dire “astuce” et qui correspond à du jargon pour parler d’une méthode plus “astucieuse” et non d’une fraude ! Si c’est celui ci le plus terrible c’est vraiment que les autres mails piratés ne contiennent rien, et la démonstration est vide.
4) D'où vient cette piraterie parfaitement illégale ? Elle résulte d’une prouesse technique importante et qui a dû coûter cher. En tout cas elle doit provenir de gens qui ont intérêt à couler les efforts internationaux pour lutter contre l’effet de serre... A qui profite le crime ? On sait que des multinationales ont mis des fonds énormes pour manipuler les masses de façon à éviter les réglementations limitant leurs activités et surtout leurs profits. Ces mêmes multinationales pourraient elles vouloir une taxe carbone ?
5) Un moyen simple de savoir de quelle augmentation de CO2 l’homme est responsable, est de regarder les chiffres d’affaires des compagnies pétrolières, on sait très bien combien de pétrole est brûlé chaque année, pas besoin d’appareils de mesures très compliqués.
Est ce qu’une telle augmentation de CO2 peut réchauffer significativement le climat ? Difficile d’être affirmatif à 100%, car il y a des données comme l’activité du soleil que nous ne maîtrisons pas. Mais par contre il faut vraiment se fermer les yeux pour penser que l’activité humaine n’a aucun effet.
6 et 7) Dans la démonstration des “7 parties par million” avec les grains de riz, on atteint le fond de la mauvaise foi :
Il s’agit d’une démonstration où la personne reprend des termes qui paraissent savants et semblent correspondre à un raisonnement logique mais n’en sont absolument pas.
Sur la forme, il s’agit de faire croire aux gens qu’ils vont être plus intelligents en comprenant mieux les choses que les scientifiques. En gros, les scientifiques sont des gros cons et ils ne sont pas capables de faire un raisonnement simple. Donc l’auditeur en se mettant du bord de ceux capables d'écraser les scientifiques va se sentir “brillant”.
Sur le fond: la démonstration est fausse à la base, il est totalement absurde de comparer des choses non comparables et ramener des éléments différents à une comparaison de “grains de riz de couleurs différentes” est extrêmement malhonnête.
Pour faire simple je pourrais répondre à cette dame de simplement remplacer ses grains de riz rouge “négligeables” par des grains de mort au rat (ça a la même taille) et de se faire une assiette !
Pourquoi comparer le volume de CO2 au volume des autres gaz ? Dans une serre faite avec du plastique, le volume de plastique est minuscule par rapport au volume de la serre, c’est évident. Autre exemple, quand vous mettez une pincée de sel dans un grand volume d’eau, c’est négligeable pour l’eau, mais pas pour les pâtes. Pourquoi comparer le volume du sel à celui de l’eau ?
Certes, en regardant des grains de riz cela a une apparence de négligeable, mais, même si c’était correct, cette comparaison de choses incomparables, l’idée même que c’est négligeable est aussi fausse.
Déjà, ce chiffre de 7 ppm sort d’où ? Il y a une chose facile à mesurer: combien de pétrole est brulé chaque année. Le lien suivant explique assez bien comment on sait que la majorité de l’augmentation de 70ppm ( et pas 7ppm) de CO2 est due à l’activité humaine.
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2004/12/how-do-we-know-that-recent-cosub2sub-increases-are-due-to-human-activities-updated/
8) Comment oser dire que l’effet de serre n’existe pas ? Ou encore que c'est une invention moderne ? Il est démontré depuis au moins 150 ans, par S.A. Arhenius, l’un des pionniers de la thermodynamique. De plus, l’effet de serre est indispensable à la vie, sans lui la terre serait gelée. Sur terre l’effet de serre est responsable de 40° par rapport à la température qui régnerait si toute la chaleur du soleil était ré-émise dans l’espace. Regardez les océans, ils sont extrêmement profonds, entre 3000 et 11 000 mètres de profondeur, alors envisager 0,5 mètre de montée des eaux (c’est à dire 150 ppm), oui, à l’échelle des Océans c’est extrêmement négligeable. Mais cela sera t-il négligeable pour le Bangladesh et toutes les autres basses terres qui pourraient être menacées ? Alors bien sûr, on peut aussi dire que quelques millions d’humains comparés à 7 milliards c’est aussi très négligeable!
A l’heure où sous la pressions d’intérêts minoritaires nos gouvernements viennent d’accepter de condamner une espèce aussi essentielle que le Thon, de continuer à massacrer la planète, nous ne devons plus accepter de nous laisser manipuler par des discours mensongers, nous devons nous lever tous ensemble pour défendre notre maison commune !
On a l’impression en fait que c’est la notion même de raisonnement qui est de plus en plus attaquée, que ce qu’on essaye de faire c’est de mettre l’opinion d’un quidam ou d’un groupe au même niveau qu’une preuve basée sur une démonstration vérifiable. Si les gens arrêtent d’utiliser un raisonnement cartésien alors ils seront plus facilement manipulables, alors des minorités ayant suffisamment de puissance pour pouvoir se faire entendre, en possédant des médias ou bien en infiltrant en masse Internet ou les gouvernements, les prises de décisions, vont pouvoir manipuler des masses qui n’auront plus appris ce qu’est une preuve, ce qu’est un raisonnement logique, qui ne feront plus la distinction entre une opinion et une preuve.
C’est au delà de l’attaque de la science, c’est une véritable prise de pouvoir sur les consciences. Le problème majeur de l’opinion c’est que, comme la croyance, elle n’est pas réfutable, contrairement au raisonnement scientifique. C’est d’ailleurs souvent l’argument utilisé, montrer les doutes des scientifiques pour “prouver” qu’on a raison, alors que le doute est le moteur même de la science, la réfutabilité la meilleure garantie qu’on ait trouvé.
Baser son pouvoir sur une opinion et non sur une preuve, c’est le meilleur moyen d'asseoir un pouvoir qui ne pourra pas être réfuté !
mardi 8 décembre 2009
Sciences, politique et Climat : l'affrontement
Nous assistons à une attaque en règle, savamment orchestrée des sciences et des scientifiques qui se sont inquiétés de l'impact négatif de l'homme sur l'environnement et le climat.
Et chacun de cracher son petit venin sur ces scientifiques "méprisables"...
Méprisables car ils doutent.
Absurdité monstrueuse quand on comprends que le doutes est le fondement même de la démarche scientifique.
Qui sont ceux qui ont intérêt à descendre les scientifiques, à qui le crime profite t-il?
Les scientifiques ont utilisé une démarche scientifique, ils ont mesuré, observés, analysés, ils ont pris des carottes de glace, ils ont compté les espèces animales qui disparaissent ils ont observé les points sensibles de l'équilibre du monde.
Mais les données subissent des variations, c'est normal le système est infiniment complexe, alors il faut douter, recommencer par une autre méthode encore et encore et au final réunir toutes les données en une immense méta-analyse et regarder ce qui se dégage.
Ils l'ont fait, ils nous livrent une réponse très claire, aussi claire que peut l'être une réponse scientifique, sans certitudes mais avec de fortes présomptions.
A côté de cela les nihilistes essayent de continuer à tout prix à vendre leurs industries polluantes, leur pétrole, plastique, charbon, agriculture uniforme et chimique. Pour cela aucune limite, eux ne doutent de rien par contre. Le combat de l'ultra-égoïsme contre l'intérêt des masses. Rien ne les arrête, persifler, voler des mails privés de scientifiques, donner du clairon dans tous les journaux qu'ils possèdent, essayer de se saisir de ceux qui ont fait de leur "indépendance" et esprit critique leur fond de commerce pour leur faire passer l'idée que critiquer les scientifiques c'est "cool", qu'on se sent plus intelligent comme ça.
Tous les regards sont tournés vers les décisions politiques qui vont être prises - ou pas- alors en coulisse on agite ses cartes, on calomnie et le plus fort, le plus méchant aura peut être raison. Menaçons ces scientifiques du bucher et ils se dédiront.
... Puis, en sortant, comme Galilée...
"Et pourtant elle se réchauffe"...
Et chacun de cracher son petit venin sur ces scientifiques "méprisables"...
Méprisables car ils doutent.
Absurdité monstrueuse quand on comprends que le doutes est le fondement même de la démarche scientifique.
Qui sont ceux qui ont intérêt à descendre les scientifiques, à qui le crime profite t-il?
Les scientifiques ont utilisé une démarche scientifique, ils ont mesuré, observés, analysés, ils ont pris des carottes de glace, ils ont compté les espèces animales qui disparaissent ils ont observé les points sensibles de l'équilibre du monde.
Mais les données subissent des variations, c'est normal le système est infiniment complexe, alors il faut douter, recommencer par une autre méthode encore et encore et au final réunir toutes les données en une immense méta-analyse et regarder ce qui se dégage.
Ils l'ont fait, ils nous livrent une réponse très claire, aussi claire que peut l'être une réponse scientifique, sans certitudes mais avec de fortes présomptions.
A côté de cela les nihilistes essayent de continuer à tout prix à vendre leurs industries polluantes, leur pétrole, plastique, charbon, agriculture uniforme et chimique. Pour cela aucune limite, eux ne doutent de rien par contre. Le combat de l'ultra-égoïsme contre l'intérêt des masses. Rien ne les arrête, persifler, voler des mails privés de scientifiques, donner du clairon dans tous les journaux qu'ils possèdent, essayer de se saisir de ceux qui ont fait de leur "indépendance" et esprit critique leur fond de commerce pour leur faire passer l'idée que critiquer les scientifiques c'est "cool", qu'on se sent plus intelligent comme ça.
Tous les regards sont tournés vers les décisions politiques qui vont être prises - ou pas- alors en coulisse on agite ses cartes, on calomnie et le plus fort, le plus méchant aura peut être raison. Menaçons ces scientifiques du bucher et ils se dédiront.
... Puis, en sortant, comme Galilée...
"Et pourtant elle se réchauffe"...
dimanche 12 juillet 2009
Mangeons moins ou comment mon père avait raison !
Mon père dit souvent qu'il faudrait avoir "encore un peu faim" quand on sort de table !
Eh bien papa, la science te donne raison !
Il s'agit d'un excellent article, publié dans la revue Science (pour le profanes, je précise que "Science" est une des revue scientifique les plus prestigieuses au monde).
Que disent-ils ?
Ils confirment chez le singe ce qu'on avait déjà observé chez la souris, à savoir que de diminuer de 30% l'apport calorique (par rapport à ce que les singes consomment naturellement donc par rapport à ce que nous appelons la satiété) augmente la longévité et en meilleure santé.
Et pas qu'un peu... Cela diminue de moitié le nombre de cancers et de maladies cardiovasculaires, fait quasiment disparaitre le risque de diabète et diminue fortement l'atrophie du cerveau (dont on pense, chez l'homme qu'elle est associé à un déclin des facultés mentales).
J'ajouterais que cela me semble aussi bon pour la planète que pour nous.
Alors bon, c'est pas souvent mais pour une fois mon père avait raison sur un truc.
Voir le résumé (en anglais) ici.
Eh bien papa, la science te donne raison !
Il s'agit d'un excellent article, publié dans la revue Science (pour le profanes, je précise que "Science" est une des revue scientifique les plus prestigieuses au monde).
Que disent-ils ?
Ils confirment chez le singe ce qu'on avait déjà observé chez la souris, à savoir que de diminuer de 30% l'apport calorique (par rapport à ce que les singes consomment naturellement donc par rapport à ce que nous appelons la satiété) augmente la longévité et en meilleure santé.
Et pas qu'un peu... Cela diminue de moitié le nombre de cancers et de maladies cardiovasculaires, fait quasiment disparaitre le risque de diabète et diminue fortement l'atrophie du cerveau (dont on pense, chez l'homme qu'elle est associé à un déclin des facultés mentales).
J'ajouterais que cela me semble aussi bon pour la planète que pour nous.
Alors bon, c'est pas souvent mais pour une fois mon père avait raison sur un truc.
Voir le résumé (en anglais) ici.
vendredi 10 juillet 2009
Ca bouge
Ici, pas encore de pause estivale (bien que j'en ai désespérément besoin) mais cela viendra.
Je prépare ma reprise professionnelle, me pose des millions de questions - oui, comme d'habitudes- et essaye d'aller de l'avant sans recommencer les mêmes erreurs et avec des nouvelles thématiques qui prendraient en compte ces problèmes environnementaux.
Pas simple bien sûr mais bien dans l'air du temps.
J'ai des moment de franche déprime et d'autres euphoriques.
Le Chum cartonne décidément et cela ouvre des nouvelles portes et nous amène à nous resserrer autour de lui pour l'aider à affronter les enjeux et tensions qui se cristallisent autour de lui.
Bien sûr qui dit des nouvelles portes dit des nouveaux choix, et le suivre, lui laisser les mains libres tout en assumant ma propre vie familiale et professionnelle est un autre challenge.
Il y a des choix à faire, parfois très douloureux mais vivre c'est choisir et moi j'aime cette vie qui bouge !
Je prépare ma reprise professionnelle, me pose des millions de questions - oui, comme d'habitudes- et essaye d'aller de l'avant sans recommencer les mêmes erreurs et avec des nouvelles thématiques qui prendraient en compte ces problèmes environnementaux.
Pas simple bien sûr mais bien dans l'air du temps.
J'ai des moment de franche déprime et d'autres euphoriques.
Le Chum cartonne décidément et cela ouvre des nouvelles portes et nous amène à nous resserrer autour de lui pour l'aider à affronter les enjeux et tensions qui se cristallisent autour de lui.
Bien sûr qui dit des nouvelles portes dit des nouveaux choix, et le suivre, lui laisser les mains libres tout en assumant ma propre vie familiale et professionnelle est un autre challenge.
Il y a des choix à faire, parfois très douloureux mais vivre c'est choisir et moi j'aime cette vie qui bouge !
vendredi 3 juillet 2009
CANCER ET ENVIRONNEMENT
Vite, vite, je vous signale un article intéressant sur le sujet, paru à l'AFP, avant qu'il ne soit rapidement enterré.
Il s'agit d'un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les liens entre cancers et environnement.
Ils ont utilisé pour cela un rapport publié en octobre par l'Inserm.
Voir ICI.
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/07/02/risques-de-cancer-le-poids-majeur-de-l-environnement_314302.html
Ou mieux, allez le lire directement sur le site de l'Afsset, ICI.
Il s'agit d'un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les liens entre cancers et environnement.
Ils ont utilisé pour cela un rapport publié en octobre par l'Inserm.
Voir ICI.
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/07/02/risques-de-cancer-le-poids-majeur-de-l-environnement_314302.html
Ou mieux, allez le lire directement sur le site de l'Afsset, ICI.
mardi 23 juin 2009
Une Preuve scientifique du lien entre pesticides et Cancer
A lire absolument, cette dépêche de l'AFP sur une étude de l'INSERM qui apporte la preuve d'un lien biologique entre pesticides et lymphome !
On a la preuve maintenant, on ne pourra pas dire qu'on était pas sûrs...
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/06/23/des-chercheurs-identifient-un-lien-biologique-entre-pesticides-et-lymphome_308820.html
On a la preuve maintenant, on ne pourra pas dire qu'on était pas sûrs...
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/06/23/des-chercheurs-identifient-un-lien-biologique-entre-pesticides-et-lymphome_308820.html
mercredi 17 juin 2009
Exposition aux pesticides
Intéressant, une étude scientifique qui met clairement en évidence un lien entre maladie de Parkinson et exposition aux pesticides..
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/06/17/parkinson-les-pesticides-doublent-le-risque-chez-les-agriculteurs_305491.html
Mais à mon avis, cette étude n'a été possible que parce que la plupart des pesticides en question sont à présent interdits ou peu utilisés...
Je suis de mauvaise foi bien sur...
http://actu.voila.fr/actualites/sciences/2009/06/17/parkinson-les-pesticides-doublent-le-risque-chez-les-agriculteurs_305491.html
Mais à mon avis, cette étude n'a été possible que parce que la plupart des pesticides en question sont à présent interdits ou peu utilisés...
Je suis de mauvaise foi bien sur...
samedi 6 juin 2009
A mon Chum
Mon Chum adoré est aux EU en train de révolutionner la Science !
C'est sérieux, je suis très très fière de lui et de ses découvertes. Si vous saviez, il est incroyable, il fait des calculs hallucinants, il travaille sans relâche, comme un fou, quasiment tous les soirs après le repas, il se remet au travail, avec un courage immense, jusqu'à minuit, une heure, deux heures du matin. Et il réussit, il a trouvé des choses époustouflantes!
Moi je suis toute petite à côté mais le temps que j'ai volé à la maladie, je le lui ai donné, pour qu'il puisse travailler sans se soucier des enfants ou de la maison, je lui donne tout ce que je peux, du temps, de l'amour, de la confiance en lui, au cœur de la chimio je cherchais encore à lui faire gagner du temps, je crois en lui au delà de la raison et je serais prête à brûler moi même nos meubles s'il lui manquait de l'énergie.
Mais bon, vous savez déjà que je suis vieux jeux, j'aime la Science pour les connaissances qu'elle permet.
Car la connaissance nous transcende, parce que tout cela nous dépasse et nous remet à notre place, de tout petits êtres transitoirement vivants regardant un tout petit bout de l'immensité du temps et de l'espace.
Évidemment vous 'êtes pas obligés de me croire ! Il est évident qu'une femme amoureuse divague complètement ses quelques neurones étant surmenés par le flot d'hormones et de neurotransmetteurs de ses émotions.
N'empêche que...
Et pour changer rapidement de sujet, je vous recommande de regarder le Film "Home", accessible gratuitement sur Internet (c'est l'auteur qui l'a voulu ainsi). Je l'ai regardé, il est superbe, les images sont merveilleuses, très fortes, le texte est vrai, intelligent, le propos nous concerne tous. Moi j'ai eu envie de pleurer en le regardant...
Vous pouvez le voir ICI, n'hésitez pas à le mettre en grand écran, la définition est très bonne.
C'est sérieux, je suis très très fière de lui et de ses découvertes. Si vous saviez, il est incroyable, il fait des calculs hallucinants, il travaille sans relâche, comme un fou, quasiment tous les soirs après le repas, il se remet au travail, avec un courage immense, jusqu'à minuit, une heure, deux heures du matin. Et il réussit, il a trouvé des choses époustouflantes!
Moi je suis toute petite à côté mais le temps que j'ai volé à la maladie, je le lui ai donné, pour qu'il puisse travailler sans se soucier des enfants ou de la maison, je lui donne tout ce que je peux, du temps, de l'amour, de la confiance en lui, au cœur de la chimio je cherchais encore à lui faire gagner du temps, je crois en lui au delà de la raison et je serais prête à brûler moi même nos meubles s'il lui manquait de l'énergie.
Mais bon, vous savez déjà que je suis vieux jeux, j'aime la Science pour les connaissances qu'elle permet.
Car la connaissance nous transcende, parce que tout cela nous dépasse et nous remet à notre place, de tout petits êtres transitoirement vivants regardant un tout petit bout de l'immensité du temps et de l'espace.
Évidemment vous 'êtes pas obligés de me croire ! Il est évident qu'une femme amoureuse divague complètement ses quelques neurones étant surmenés par le flot d'hormones et de neurotransmetteurs de ses émotions.
N'empêche que...
Et pour changer rapidement de sujet, je vous recommande de regarder le Film "Home", accessible gratuitement sur Internet (c'est l'auteur qui l'a voulu ainsi). Je l'ai regardé, il est superbe, les images sont merveilleuses, très fortes, le texte est vrai, intelligent, le propos nous concerne tous. Moi j'ai eu envie de pleurer en le regardant...
Vous pouvez le voir ICI, n'hésitez pas à le mettre en grand écran, la définition est très bonne.
mardi 3 mars 2009
Sur les choix Cornéliens
Merci les filles qui m'avez répondu sur le post "En avant le soleil" et aussi à ceux qui n'ont pas osé répondre je vous ai deviné derrière vos écrans :-D
J'essaye de trouver des compromis, mais l'idée de reprendre ma vie "intellectuelle" est tellement grande...
Si vous saviez comme la recherche me manque, l'émulation intellectuelle, le goût de ces terres inconnues du savoir, cette sensation extraordinaire d'être minuscule au bord du monde et de lancer mon regard droit dans l'infini de l'inconnu...
Je DOIS trouver un compromis et j'y arriverai je me sens comme une survivante dans l'arène, TOUT est possible !
J'essaye de trouver des compromis, mais l'idée de reprendre ma vie "intellectuelle" est tellement grande...
Si vous saviez comme la recherche me manque, l'émulation intellectuelle, le goût de ces terres inconnues du savoir, cette sensation extraordinaire d'être minuscule au bord du monde et de lancer mon regard droit dans l'infini de l'inconnu...
Je DOIS trouver un compromis et j'y arriverai je me sens comme une survivante dans l'arène, TOUT est possible !
samedi 28 février 2009
En avant le soleil

Il y avait comme un air de fête dans notre jardin aujourd’hui.
Un soupçon de fierté familiale devant notre beau terreau sortit de notre compost, des enfants qui plantaient des graines, des ouvrages hâtivement consultés, des bulbes oubliés qui prennent de la hauteur et un avant goût de thé à la menthe.
Nous recevions des amies et le soleil était radieux.
Une bien belle journée.
Je me pose des questions. Plusieurs anciens collègues qui me parlent chacun de travailler avec eux en île de France, une proposition plus concrète et tellement tentante, cette envie pourtant de voyage, de laisser enfin les mains libres à mon Chum, cette crainte de ne pas donner assez de temps aux enfants, qu’ils perdent leur Maman là dessus.
Envie, amour, regrets, joie et crainte, tout se mêle et me laisse bien pensive.
Encore une fois il y a des choix à faire.


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