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mercredi 2 février 2011

Vivre sans la télévision, pour Qui, Pourquoi ?

Il parait, que nous ne sommes que 2 à 3 % de la population française à vivre sans télévision. Ces chiffres datent de 2009, je n'ai pas réussi à avoir des statistiques plus récentes et plus précises.

Récemment, je suis tombée sur un article intéressant d'un chercheur Français, un sociologue, Mr. Bertrand Bergier. Il a fait une enquête sur 566 familles qui n'ont pas la télévision. Cela m'a interpellé bien sûr parce que c'est notre cas.
Il a écrit un bouquin dessus apparemment, mais bon, en substance qu'a t-il trouvé ?
Si les gens n'ont pas la télé ce n'est pas parce qu'ils sont pauvres, c'est par choix idéologique. Ce choix est majoritairement le fait de personnes diplômées du supérieur et pour 20 % d'enseignants…

Les motifs ? Variés, ça va de l'homme qui accepte de se débarrasser de la télé parce qu'elle est vectrice de disputes avec sa femme aux gens qui pensent que ça abruti surtout les enfants…
Dans l'étude, les enfants de ces foyers se sentent "décalés" par rapport à leurs camarades de classe jusqu'à 12 ans et après ils en sont fiers.

Lire un article sur ce chercheur ici: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/29/01016-20101129ARTFIG00718-qui-sont-donc-ces-francais-sans-television.php

Bon, et nous alors, je sais que vous nous avez déjà largement classés dans les "granos" alors que je n'avais encore jamais fait d'article sur cette particularités de notre foyer, c'est fichu là je crois ;-)

Pourquoi n'avons nous pas de télé ? 

Pourquoi aussi est ce que j'en parle si peu ?

Je vais répondre d'abord à la deuxième question, j'en parle généralement peu parce que nous avons rencontré des réactions diverses et variées de personnes découvrant ce choix de vie, qui allaient de l'approbation à la moquerie à l'agressivité en passant par le mépris et par l'inquiétude pour nos enfants. C'est surtout par rapport aux enfants qu'on nous agresse…

De l'institutrice qui nous a regardé comme si nous sortions d'une secte parce que nous avons bien été obligés de dire que notre fille ne pouvait pas faire l'exercice scolaire de découper dans le journal télé les titres de ses séries favorites (l'instit en question a ensuite révisé son jugement sur nous et nous a dit en substance que nos enfants étaient bien élevés et instruits) jusqu'à certains proches qui se moquent de notre vie "moyenâgeuse" (eh oui, je sais que vous me lisez ce sera l'occasion d'une meilleure compréhension mutuelle :-)).

Je crois que dans l'imagerie populaire de la question, on voit les gens qui font ce choix comme des sortes d'extrémistes obnubilés par une certaine vision de la réussite et désocialisés. Ou bien les gens ont peur que notre choix condamne le leur en quelques sortes et se sentent jugés.

Paradoxalement, nous sommes au contraire très sociables, nous ne sommes pas obnubilés par la réussite scolaire de nos enfants d'autant que nous ne pouvons que constater à quel point, malheureusement, l'école n'est plus vectrice d'ascension sociale. Et, pour avoir connu nous même et la précocité scolaire et certaines grandes écoles nous avons un regard critique sur cette notion de réussite et nous nous soucions beaucoup plus d'aider nos enfants à trouver la voie de la confiance en eux, à ne surtout pas être détachés de la société, à être heureux avec les autres. Bien sûr nous voulons comme tous les autres qu'ils soient bien instruits mais nous ne relions pas ça au fait de ne pas avoir du tout de télé (pour ça limiter le temps passé devant aurait suffit).

Pourquoi j'en parle aujourd'hui ? Je vous fais plus confiance, il s'est instauré ici, sur cet espace, des dialogues respectueux et aussi je suis plus sûre de moi et de mes choix, mes enfants ainés sont à présent assez grands pour que mon inquiétude de Maman de "mal faire" se soit apaisée.
Et aussi, nous nous sommes rendu compte, que ce qui était une grande singularité de notre part il y a quelques années (cela fait plus de 10 ans que nous sommes en couple, sans télé) s'est répandu comme une trainée de poudre dans notre entourage. Le nombre d'amis autour de nous qui n'ont pas du tout la télévision ou bien qui l'ont mais la regardent extrêmement peu s'accroit rapidement, surtout parmi nos collègues et amis chercheurs… C'est chouette, on n'est plus des bêtes curieuses :-)

Alors je vais essayer de réponde au "pourquoi" ?

Franchement, ça à commencé tout simplement par habitude. Nous avons tous les 2 grandi en Afrique, sans télévision. Pour ma part, mes parents ont acheté une télévision quand j'étais adolescente. Le programme commençait à 18 heures. Il y avait l'énoncé fastidieux de la journée du Président Sénégalais, les informations en Français, les informations en Wolof, quelques chansons traditionnelles de chanteurs peu talentueux mais qui avaient sûrement un frère ou un cousin à la télé et basta. Le soir, avec ma famille nous faisions des jeux de société, les fins de semaine nous étions en brousse, sans électricité et sans eau du robinet, ma vie extra-scolaire c'était de courir pieds nus dans la brousse et d'observer les animaux sauvages. Non, ce n'est pas un conte, je vous dis juste la vérité.

Puis la télévision a commencé à diffuser un puis 2 films le soir… Fin de la vie de famille. Fin des jeux de société, le moment familial du samedi soir c'était de s'assoir tous ensemble devant un film idiot, en silence. Vous vous en souvenez, Papa, Maman ? J'ai rapidement préféré aller étudier dans ma chambre, finalement je dois peut être à ce manque d'intérêt au petit écran ma réussite scolaire…

Pour le Chum, c'est pareil, il n'a pas été habitué à la télé petit et quand elle est arrivée, ça ne l'a pas intéressé. Lui n'a jamais dévié de ça, ça ne l'a pas intéressé, point. Moi j'ai commencé à être hypnotisée par la télé pendant mes premières années de fac. Elle meublait ma solitude presque compulsivement. Mais un jour le poste est tombé en panne et j'ai refusé de le faire réparer et d'en racheter un autre. Je l'ai mis aux encombrants et je n'ai plus jamais eu de télévision chez moi depuis. Si je me sentais seule, je fonçais chez mes copines refaire le monde en paroles, danser, chanter et rire, une vraie vie d'étudiante.

C'est après, alors que l'habitude était déjà prise que nous avons pris la décision - réfléchie - de continuer à ne pas avoir de télévision. Après la naissance de nos filles. Nous avions eu l'occasion de voir la télévision en, France, en Angleterre, au Sénégal, en Syrie, au Canada, aux EU, en Espagne et… partout, nous avions trouvé ça, comment dire… Chiant ! Les information ultra-manipulée, ultra-tendancieuses, les reportages intéressants (qui nous adorons) plutôt rares et à des horaires idiots, les séries américaines réellement "abrutissantes " et porteuses de valeurs que nous n'aimons pas.

A cela s'ajoute toutes les informations reçues par ma profession, sur la corrélation entre les difficultés scolaires et le temps passé par les jeunes enfants devant le poste, les questions que se posent les psychologues et les sociologues sur l'influence qu'exercent les valeurs véhiculées par la télévision sur les jeunes générations. Sans oublier le désir, en tant que parents de choisir notre vie de famille et notamment de choisir de passer du temps avec nos enfants, le plaisir de leur faire découvrir mille choses pendants notre temps libre, l'envie -réalisée- de les emmener découvrir le monde avec leurs propres yeux et tous leurs sens.
Nous avons un équilibre heureux avec ce mode d'organisation familial, c'est peut être la plus banale des réponses en fait mais la plus pertinente. Nous faisons comme cela parce que cela nous plait.
De plus, nos enfants n'ont finalement jamais été stigmatisés pour ça et semblent plutôt heureux et bien intégrés dans leur nouvelle école. Le soir, nos filles dévorent des livres (en ce moment elle se sont attaquées à l'étalon noir, mes vieilles bibliothèques vertes et à Jules Verne).

Au fond, tous ce qui aurait pu m'intéresser dans la télévision, je le retrouve avec internet et avec d'autre mode d'organisation. Nous adorons voir des films et des documentaires… Qu'à cela ne tienne, nous en achetons (souvent au moment des soldes) nous les louons à une boîte à laquelle nous sommes abonnés qui nous les envoie par la poste 2 par 2 et qui a une grande cinémathèque consultable sur internet, nous échangeons nos DVD avec nos amis, parfois simplement en nous les envoyant par la poste. En ce moment, par exemple, nos voisins anglais qui n'ont pas la télé non plus nous font découvrir plein d'oeuvres anglophones super intéressantes, ma grande soeur chérie nous envoie des DVD en Espagnol pour m'aider dans mes penchants sadiques d'obliger mes enfants à comprendre leur langue maternelle… Tout plein de façons de se coller finalement devant un écran… Mais en gardant cette douce sensation d'avoir le choix ;-)

Et vous, les copains-copines du net, tous accros à l'ordinateur, vous en pensez quoi de la télé ?

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Edit du 29 sept 2011 sur les aspects Scientifiques, suite à la parution du livre du Scientifique (Dr en Neurosciences) Michel Desmurget... Il a compilé les études scientifiques et en résumé publié une plaidoirie contre la télé, le livre s'appelle "TVLobotomie"...
La télé... (cf l'excellent article sur Agoravox que vous pouvez voir ici), je cites :
"a. Augmente la consommation de tabac et d’alcool, et la font débuter plus tôt
b. Pousse au sexe de plus en plus jeune et génère des avortements juvéniles
c. Fait baisser le niveau universitaire
d. Accélère le déclin cognitif des séniors et favorise l'Alzheimer
e. Constitue une drogue, chez les enfants et les adultes, notamment en accaparent l’attention par le changement perpétuel
f. Fait apparaître des troubles du langage chez l’enfant
g. Contribue à l’isolement social
h. Pousse à la simplification et au manichéisme
i. Fait baisser le niveau scolaire général
j. Fait baisser le niveau de compétence langagière
k. Fait baisser le temps de lecture
l. Augmente le risque de décès
m. Diminue la pratique sportive
n. Augmente l’obésité par la consommation d’aliments gras et sucrés
o. Nous fait consommer des produits dont nous n’avons pas forcément besoin
p. Pousse à la violence
q. Favorise l’anorexie, la boulimie, la dépression et la mésestime de soi
r. Augmente le sentiment d’insécurité"

... Arg...

mardi 28 septembre 2010

Des enfants et des Pommes


Un spécial POMMES pour mes blogocopains (ines) qui ont l’air d’aimer ça ;-)

Alors moi, je n’y connais rien en la matière, j’arrive tout juste à faire des compotes avec les pommes qui tombent par terre et à les congeler...
Je n’ai même pas encore trouvé comment on fait des conserves, c’est dire...

Je vous présente les pommiers, vous allez peut être m’aider à les identifier...

Le terrain est en 2 parties, il y a la partie “des propriétaires”, que nous ne louons pas mais qui fait partie du même ensemble clos et sur laquelle les propriétaires nous ont gentiment donné l’autorisation de jouer. Du coup, comme c’est nous qui en profitons, j’y entretiens aussi le jardin, (je trie et ratisse essentiellement en ce moment les pommes pourries) ça me fait mon petit exercice quotidien il parait que c’est bon pour la santé ;-) Nous ramassons les pommes à terre dans cette partie, avec la permission des proprios, ce serait quand même un crime de les laisser pourrir. Je coupe les (nombreux) morceaux “occupés”,ou pourris ce qui me semble bien normal vu que les pommiers n’ont pas été traités et, avec les parties saines, fait des compotes dont je congèle une partie, une fois les enfants gavés.

Alors il y a tout d’abord le “Pommier balançoire”, il parait que l’année dernière il a donné des pommes énormes et délicieuses mais cette année, rien, nada, il est en pause.
J’ai quand même trouvé une pomme un peu abîmée à vous montrer, elle n’est pas “grosse” comme elle devrait être.

Puis il y a le “pommier2” dit le “pommier des propriétaires” je le veille scrupuleusement car il est plein à craquer et nous ramassons celles qui tombent, on laisse mûrir celles qui sont sur l’arbre pour que leurs propriétaires puissent venir les prendre quand ils reviendront de voyage. Elles tombent abondemment à chaque coup de vent.
Les pommes sont très jolies, jaune zébrées de rose, elles sont délicieuses en compote, un peu acidulées.

Toujours sur le terrain partie “propriétaires”, il y a des pommiers très abîmés, comme les pommiers 3 et 4, les pauvres, je ne sais pas s’il vont survivre, Peut être que si je m'affilie au “Vergers Tiocan” comme j’en ai l’intention ils me donnerons des conseils pour les sauver... Mais il faudra trouver un homme pour le faire, les travaux genre “taille” m’étant déconseillés pour mon bras malade...


Encore sur la partie “proprio”, il y a le “pommier jaune” (on va dire “numéro 5”) qui donne des pommes très jaunes et très sucrées (presque trop pour moi qui les aime un peu acidulées), elles tombent pas mal en ce moment, elle sont bien bien mures. Il y en a pas mal qui sont très piquées, je me demande si c’est une maladie ou bien les insectes qui font ça ?


Ensuite il y a le pommier 6, rouge, toutes les pommes sont piquées, mais elles sont probablement mangeables quand même, je pense qu’il leur reste un peu à mûrir, elles ne tombent presque pas en tout cas.








A cheval sur la borne entre les 2 terrains il y a encore un pommier rouge, le pommier 7, là elles sont pas mal mures et tombent, ce que vous voyez au pied ce sont toutes les pommes pourries que j’ai ratissées et ramenées autour du tronc. Elles sont piquées aussi. Au goût elles sont un peu fades, pas mauvaises mais on va dire que ce ne sont pas celles que je préfère.

Ensuite dans notre partie il y a le “pommier cabane de jardin” qui donne des grosses pommes jaunes assez bonnes, pas mal sucrées aussi. Elles sont déjà mures et tombent mais j’attends mes parents pour la cueillette car ça fait trop de boulot pour moi toute seule. En attendant il subit un phénomène étrange qui veut que quasiment toutes les pommes à portée de main de la cabane ont disparues... Peut être à mettre en relation avec le fait que les enfants n'ont pas faim ensuite ;-)

A côté il y a un pommier (9) qui donne des pommes marrons, mais il a très peu donné en fait et elles sont quasiment toutes tombées avec des grosses traces de coups de becs. Je crois que les oiseaux aiment particulièrement celles-ci. Elles ne sont ni très sucrées ni très acides, c’est difficile à décrire.

Le pommier 10, donne des très jolies pommes rouges, pas encore mures.

Le pommier 11 donne des pommes rouges très foncées, souvent piquées, pas encore tout à fait mures non plus. Je ne suis pas sûre que ce soit la même variété que le 10.

Enfin, il y a le pommier 12, mon préféré, il a des branches pas du tout comme les autres, qui pointent vers le ciel et des pommes rouge vif, brillantes absolument délicieuses. Il n’a pas beaucoup donné mais quand même, on se régale ;-)

Les 3 autres pommiers, 2 ont l’air en bon état mais n’ont quasiment pas fait de fruits et un à l’air assez mort.

Ca fait 15 ;-)

Heureusement j’ai de l’aide ! Mon homme en culottes courtes circule entre les arbres sur son gros tracteur et ramasse avec ses soeurs ;-) Evidemment, quand elles sont trop belles, j’y trouve aussi des traces de dents... La première fois, les enfants les ont TOUTES goûtées ! C’est pas grave, ça va dans la compote quand même ;-)


Alors si, comme “Ellesttroptinette” vous avez des recettes de salé ou sucré à me donner, n’hésitez pas !
Et.... j’aimerais beaucoup aussi qu’on m’explique comment on fait les conserves de compote...

lundi 27 septembre 2010

Nouvelle Vie : La maison dans les pommiers





Juste pour dire comme c'est beau...
Une maison avec des pommiers de toutes les couleurs...
Un châtaigner immense
Des pruniers, des cerisiers...
Et un pré gigantesque qui bientôt accueillera les génisses de la ferme.
Le paradis :-)

Une photo dans le pré... Vous ne trouvez pas que ça à un air de ce qui suit ? ;-)