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samedi 26 février 2011

Tiep bou dien ... avec des considérations écologistes

C'est ma "Madeleine de Proust" à moi, quand j'ai besoin de remettre un peu de soleil dans mes pensées, je fais un plat du Pays...

Je vous ai remis cette recette de Tiep bou dien, que j'avais déjà postée il y a longtemps, d'abord parce que j'ai enfin pris des photos et puis parce que cette fois je l'ai annotée avec des considérations écologistes...

Tiep bou djen (littéralement Riz au Poisson - en Wolof-)

C'est le plat de l'hospitalité, le plat national Sénégalais. En général il est présenté dans une grande calebasse ou un grand plat et tous piochent dedans à la main...
Il a la chaleur de l'Afrique et la force de la famille :-)
Comme c'est justement un plat familial et que la famille c'est important pour nous, je vous propose ici une recette qui prend en considération les ressources marines de façon à partager ce plat de l'amitié en laissant des ressources naturelles à nos enfants…

Je le prépare en général en grande quantités et j'en congèle une partie...

Voici pour environ 7 personnes

INGRÉDIENTS


1 gros kg de poisson… Alors là, je vais entrer dans des considérations écologiques, beaucoup des espèces "traditionnellement" utilisées pour ce plat sont menacées d'extinction. J'ai donc cherché des substituts dans la liste des espèces "non en danger" c'est toujours un dilemme ça, d'être sure que je ne contribue pas à aggraver l'épuisement des ressources marines en donnant une recette d'un plat au poisson….
Exit le mérou, capitaine, laissons ces poissons menacés se reproduire SVP, je vous propose d'essayer avec du Bar (loup) ou de la Perche sauvage d'Europe ou encore du Lieu… Perso je l'ai fait avec du Loup, c'était délicieux.
Riz : 500 g
1 petit choux blanc
3 carottes
1 manioc
2-3 petites aubergines rondes
1 oignon
200 g de concentré de tomates
Huile d'arachide ou sinon ordinaire

On peut ajouter selon le goût et la disponibilité de la patate douce et, si vous trouvez aussi du Gombo, en prendre 6-7.

Alors, au Sénégal, ils le font aussi avec du Yet, un coquillage Séché, MAIS… J'ai suivi attentivement les campagnes de mon ami Aïdar, de l'Océanium de Dakar pour la protection de cette espèce, surexploitée depuis qu'elle intéresse les marchés asiatiques. Aussi je n'en consomme plus, et surtout je n'encourage pas à ce qu'elle soit vendue à l'exportation.
Donc, SVP PAS DE YET. Vous pouvez retrouver le goût qui était donné par le Yet en mettant du Poisson séché mais vous pouvez aussi vous en passer tout simplement.

Beaucoup d'africaines salent avec des "Cube"… Alors, moi j'ai vu sur la boîte que j'avais acheté que cela contient du GLUTAMATE, un exhausteur de goût, OR il y a une polémique sur ce produit. Quelque soit cette polémique, je dirais que moi, perso, à priori ça ne m'intéresse pas de tromper mon cerveau pour lui donner une sensation de "bon goût", je préfère que l'aliment soit perçu comme "bon" parce qu'il l'est vraiment !… DONC je sale avec du gros sel de mer, ça marche très très bien et j'imagine bien que avant l'arrivée de l'industrie produisant le glutamate les femmes salaient avec du vrai sel et que ça devait être délicieux… Nb. Une internaute nous précise dans les commentaires qu'on trouve des cubes de bouillon en Bio, sans Glutamate ;-)

Enfin, évidemment pour les vrais africains, il faut aussi mettre 2 piments rouge! Mais les européens ont souvent du mal avec cela alors faites à votre goût (le petit truc, quand vous avez des invités dont vous ignorez s'ils aiment le piment, c'est de faire 2 sauces, une avec, une sans, comme cela, tout le monde est content).

PRÉPARATION

Dans une bonne marmite: Couper l'oignon en petit le faire revenir dans l'huile. Diluer le concentré de tomates et l'ajouter aux oignons roussis. Attendre 5 min. Mettre beaucoup d'eau et ajouter les légumes coupés en gros morceaux (laisser la peau aux aubergines), pour le choux, coupez le grossièrement en 4, ne le dépiautez pas.
Laisser cuire les légumes.

Saisir le poisson dans de l'huile puis le rajouter sur les légumes (sans mélanger).
Saler , poivrer et couvrir.

Quand les choux sont cuits, les retirer puis retirer les autres légumes au fur et à mesure qu'ils sont cuits, carottes et manioc en dernier. Retirer aussi le poisson. Disposer les légumes et le poisson joliment dans un grand plat.
Il ne reste que le jus, en réserver un peu pour la sauce.
Puis faire cuire le riz dans le jus dans la marmite. Attention, à ne pas en mettre ni trop ni pas assez, il faudra que le riz absorbe tout le jus il prendra une couleur rouge orangée.... Pour certains riz, il faut rincer le riz avant de le faire cuire.
Tourner un peu, couvrir.... Pas toujours évident, d'ailleurs ce coup-ci je l'avais un peu raté mon riz, il était trop collant... Nb. Allez voir en dessous les conseils pour réussir le Riz...

Quand c'est cuit, présenter le riz dans un autre plat.

Servez chaud, les légumes et le poisson dans un plat, le riz dans un autre et la sauce à part.

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Conseils donnés par.... Ma MAMAN... pour réussir le Riz ;-)

Coup de main :
Pour le riz, pour ne pas qu'il colle, le pré-cuire à la vapeur au dessus de la sauce avant d'enlever les légumes et le poisson. Le casser comme un couscous à la fourchette ou même avec une écumoire, sans oublier de faire un trou au milieu pour laisser passer la vapeur.

Après avoir enlevé les légumes et le poisson de la sauce, finir de cuire le riz dans cette sauce tamisé pour les européens, non tamisé pour ceux qui le mange au bol. Il faut qu'on puisse distinguer le riz dans la sauce, c'est-à-dire que le riz arrive à hauteur de la sauce, ni au -dessus, ni au-dessous, c’est le « juste à ras » Donc, s'il y a trop de sauce, il faut l'enlever à la louche.

Commencer la cuisson à feux fort, jusqu’à l’ébullition. (pour obtenir un riz grillé "khogne") Dès que cela bout, il faut le mettre à feu doux et le couvrir.

Le laisser sur le feu doux jusqu'à qu'on ne voit plus la sauce, seulement le riz en haut. Tourner le riz et continuer à feu doux jusqu'à ce que toute la sauce soit absorbée jusqu'en bas. Si le riz manque un peu de cuisson quand il n'y a plus de sauce, en rajouter un peu de celle qu'on avait précédemment enlevée.

Si vous avez mis trop de sauce, vous aurez obtenu un Sombi...

Attention de ne pas casser le piment. Il ne faut pas le cuire, ou très très peu en surveillant qu'il "n'explose" pas !

mercredi 24 février 2010

Hôtel de la Pierre de Lisse



C'est un post spécial pour le Chum ;-)



Mon chéri, nous avons ÉNORMÉMENT pensé à toi. Les enfants ont adoré la Pierre de Lisse, ils ouvraient des grands yeux en posant des tas de questions sur notre mariage et sur comment on avait décidé d'aller faire la fête dans ce campement de brousse de la Pierre de Lisse.

Baba, le propriétaire, nous a reçu comme des rois, en tant que SES clients fétiches, ceux qui, les premiers, ont osé entrainer le grand monde Dakarois dans ce campement de brousse qui n'avait qu'un groupe électrogène et dont l'électricité n'était pas finie.
Et de leur raconter comment, quand le groupe électrogène n'a plus eu de gasoil, on a fini la nuit au Tam-Tam, comment une partie des invités se sont amusés à essayer de déterrer les voitures qui étaient restées enterrées dans la boue du guet.
Comment on a fait un tour en charrette, décorée de bougainvilliers par nos amis. Ben tiens, ils ont gardé l'idée du tour en charrette mais c'est du grand luxe maintenant ;-)
Nous avions pris le bain de minuit sans trop oser s'avancer dans les rouleaux dangereux de cette plage de sable fin.

Maintenant on pourrait le faire dans la grande piscine où les enfants ont joué jusqu'à avoir les doigts fripés. Ils se sont fait des amis là bas en un clin d'œil, et à Dakar aussi, ils sont inséparables avec la petite voisine.
J'ai eu des questions insidieuses du genre "Maman, c'est trop bien ici, tu avais trop de chance d'habiter ici... et pourquoi nous on doit habiter à .... ?". Ou des débuts de rébellion "on ne va pas retourner en France, on reste ici et c'est Papa qui vient on partira pour le tour du monde d'ici !".
Tu me connais, j'ai géré avec humour...
A la Pierre de Lisse j'ai dit à Baba que je voulais prendre des actions dans son hôtel, je crois qu'il a pensé que je rigolais...
Nous avons fait la sieste sous les filaos où une colonie de Tisserins Gendarmes avait installé des centaines de nids.

Un des nids était tombé, il était vide et sec, je l'ai ramassé pour montrer aux enfants (et à leurs camarades) comment ces animaux arrivaient à tisser des constructions incroyables, ils étaient fascinée et tu vois, ils ont des bons réflexes car ensuite ils voulaient tous qu'on raccroche le nid dans les branches (même si je leur avait dit que c'était inutile) aucun d'entre eux n'à même pensé à vouloir garder le nid en souvenir...

Nous avons joué avec les grue couronnées de l'hôtel, fait des châteaux de sable sur la plage, fait la connaissance d'autres vacanciers et Titi a même accepté de mettre la tête sous l'eau...









dimanche 15 mars 2009

De dernière minute

Je pars dans 3h, quand je vous dis que je suis accroc ;-)
Déjà, MERCI de tous vos gentils messages, je pars le cœur gonflé de tant d'affection :-)
J'ai enlevé avec plaisir ma prothèse mammaire et j'ai demandé à ma mère ce qu'elle avait fait des siennes (ça se change chaque année). Elles les donne à un hôpital en Afrique (où elle habite).
Là bas, les femmes (qui ont la chance d'être opérées) n'ont pour la plupart pas les moyens d'acheter des prothèses, alors elles mettent juste du tissus dans leur soutient gorge. Le problème c'est que cette différence de poids crée des douleurs dorsales importantes.
Le médecin ami qui travaille dans cet hôpital reçoit les prothèses avec plaisir et les redistribue.
Alors bien sûr, comme je suis en train de monter une association avec des amis africains (qui va s'appeler "VALEURS AFRICAINES"), cela me semble une idée facile à réaliser que de récolter les prothèses des femmes qui voudraient bien les donner et nous occuper de les envoyer là bas (il faut s'occuper de la douane etc.).
Et hop, un petit projet de plus ;-)
Qui est pour lève la main !

mardi 13 mai 2008

Cancer: une vie normale ?

Bientôt la fin de la chimiothérapie ?

Je n’ose pas trop le dire, la prochaine sera “la dernière”, “c’est la fin de la chimiothérapie”, je n’ose pas car une fois le cancer entré dans votre vie, il s’installe dans l’ombre pour toujours.
Alors dire “c’est fini” cela parait être comme une provocation faite à la bête, une pauvre tentative de conjuration du futur.
C’est fini ?
Qui sait...
A présent place à la radiothérapie... et après ?

Et dans c’est fini, à moins de mourir sur le champ il y a “ça commence”. Qu’est ce qui commence ? Qu’est ce qui à changé ?

Une personne m’avait posé cette question sur le Blog il y a quelques mois, j’avais dit que je répondrais, la question a fait son chemin depuis...

Une chose étrange à changé, c’est mon regard sur la mort, la mienne et celle des autres. Avant, je savais que je mourrais un jour et la chose me faisait peur, mais je m’en sortait en repoussant le problème à plus tard, une chose “lointaine”, une question pas d’actualité. Un arrière fond de lâche espérance de “et si un jour on trouvait de quoi y échapper ?”.

Maintenant j’ai compris que la mort n’est pas lointaine mais nous concerne tous. J’ai compris aussi qu’elle est souhaitable et utile. Je ne dirais pas que je n’en n’ai plus peur, ce serait mentir, j’ai conservé mon instinct de survie qui me dit que je veux vivre le plus longtemps possible, mais j’ai apprivoisé l’idée.
J’arrive aussi à envisager que ceux que j’aime puisse poursuivre une vie heureuse sans moi et je gave littéralement mes enfants de câlins, de bisous, d’amour pour que quoi qu’il arrive ils se rappellent toujours que leur mère les a aimé, qu’ils aient cette confiance en eux qui leur permettra de donner et de recevoir de l’amour par d’autres.

Ce sera fini... reprendre une vie normale ?

Je regardes mon buste amputé, mon bras enserré dans un manchon, mon visage défiguré par la chimiothérapie, mon corps gonflé par les corticoïdes, le cancer qui sera tapis dans l’ombre pour moi et peut être ceux qui portent mes gênes, toute cette chaire martyrisée.
Je repense à mon enfance africaine, je pense aux changements climatiques, aux malheurs qui vont s’amplifier, surtout pour les plus pauvres.

Je pense aux injustices, aux enfants sans avenir, à ma vie de consommatrice aisée, aux jouets en plastique, au pétrole qui s’épuise et dont les pays propriétaires sont tyranniques pour un certain nombre, à l’agriculture intensive, aux famines à venir...

Une vie normale ?

MAIS C’EST QUOI UNE VIE NORMALE ?

jeudi 13 mars 2008

les petits talibés esclaves


Sommet de l'Organisation de la conférence islamique à Dakar.
Du grand monde musulman pour parler de grandes choses, mais…
Y aura t-il un grand homme, une grande femme, un musulman humaniste pour oser aborder le drame des petits Talibés esclaves au Sénégal et dénoncer leur exploitation au nom de l’Islam ?

Quelques liens…
http://liberte1.afrikblog.com/archives/2007/09/04/6098357.html
http://www.planete-senegal.com/forum/read.php?f=4&i=42844&t=42844
http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76128
http://www.apetudiante.info/spip.php?article468
http://www.apetudiante.info/spip.php?article148

La photo est de Cathy, sur son site http://cathysuarez.blogspot.com/ tous droits réservés.

samedi 26 janvier 2008

Humains

Depuis longtemps je suis comme vous, je constate les abominations qui nous entourent. Lisez Névrosia, je suis parfaitement d’accord et malheureusement la liste est interminable de toutes les horribles histoires que nous pourrions raconter.

Un jour j’ai décidé d’aller à Genève, à l’ONUSIDA et au BIT et de proposer mes services. J’avais pléthores de diplômes en poche, en sciences, en gestion humanitaire, en psychologie, je parlais 4 langues, j’avais vécu sur 3 continents, j’avais participé à de nombreuses associations, mené plein d’actions humanitaires. Je venais de finir une thèse sur le VIH, j’avais suffisamment de publications internationales pour estimer être connue. Enfin, j’avais vu souffrir et mourir suffisamment de gens, j’avais tenu la main à des patients terrorisés déjà dans les bras de la faucheuse, puis j’avais vu leurs corps découpés, retiré leurs cerveaux pour comprendre et soigner ceux qui suivent, avec tout cela il me semblait ne plus avoir d’illusions sur la mort…
Mais j’en avais encore sur la vie. Je voulais être utile, passer à l’action à grande échelle, changer les choses.
J’avais réussi à me faire recommander par 2 anciens ministres Sénégalais et d’autres personnalités connues et forte de ces lettres de recommandation, j’ai pu arriver dans le bureau d’un haut dirigeant au BIT… Pas à l’ONUSIDA par contre où on m’a fait « gentiment » comprendre que je n’avais pas les bons pistons.

Je suis arrivée au BIT. Je m’étais habillée correctement mais sans plus. J’ai attendu dans l’immense salon admirant les tableaux merveilleux et les œuvres d’arts offerts par des chefs d’état. Les gens autour de moi étaient tous habillés comme des gravures de mode. Jamais je n’avais à ce point ressenti ne pas être à ma place dans un monde où ceux qui décident pour les pauvres sont incroyablement riches…

Le monsieur du BIT m’a reçue gentiment. Il semblait impressionné par la somme des diplômes que j’avais pu cumuler. Je voulais travailler dans la section VIH du BIT puisque, travaillant sur les troubles neurologiques du VIH qui concernent 30% des patients car il me semblait assez utile de savoir l’impact de ces troubles dans le monde du travail. Le monsieur ignorait que ces troubles existaient, ce qui déjà m’a semblé étrange mais bon, ça arrive, je lui ai expliqué ce phénomène et en manifestant le plus d’humilité possible pour ne pas le heurter. J’avais fais une étude sur les moyens d’estimer l’impact sanitaire et social des actions engagées… Il paraît qu’on en parles beaucoup, de ça, de s’intéresser à ce que deviennent les sous et savoir si ce qu’on a fait à été utile aux gens…. Moi j’étais là avec mon plus grand sourire angélique à dire que non seulement je voulais aider les gens mais en plus mettre en place dès le départ des outils permettant d’évaluer l’efficacité de ce qu’on fait et de l’argent investi.

Franchement on m’a répondu gentiment, non vraiment, gentiment, que malheureusement j’avais trop de diplômes et que j’étais incasable et que l’ONU n’étais pas organisé pour s’intéresser à l’impact neurologique de pathologies infectieuses, neuro-psychiatrie et infectiologie étant deux choses totalement séparées. Non vraiment, on m’a répondu gentiment que évaluer l’impact était une chose formidable que beaucoup de pays ne voulaient absolument pas qu’on le fasse et que ce serait même dangereux. Et gentiment encore on m’a reconduite vers la sortie.

J’ai gardé de cette expérience un cœur brisé et la prise de conscience de ce qu’est le Machin. Un truc où les gens gagnent des fortunes et donnent les postes en fonction de gentillesses politiques ou de liens de famille. J’ai pensé que ça ne peut pas marcher. Je ne crois plus dans le Machin.

Jamais je n’aurai osé raconté tout ça avant d’envisager que de toutes façons comme je vais mourir, peut être même plus tôt que prévu cela n’a aucune importance. Et si je ne meurs pas jeune j’aurais au moins été un peu courageuse de mes opinions et mes actes une fois dans ma vie.

Je ne crois plus qu’en les petites gens. Les petites associations les petits gestes, les petites amitiés, les petites actions. Je crois en cette simple humanité qui nous a fait devenir amies, ma vieille voisine et moi, qui avons eu des vies si différentes, en la solidarité des voisins qui ont tous aidé cette vieille dame seule qui en retour nous faisait des confitures avec les fruits de son jardin… Et puis je crois que l’aide ne dois plus être unilatérale, car moi j’ai vu que tous ont à donner et que c’est mépris que de penser que les tout petits ne peuvent que recevoir. Je pense aussi que je préfère rester libre de mes choix et de mon cœur. Je ne crois plus à l’utilité des études en ce domaine, je ne crois plus dans les grands machins en général. Je suis devenue une Athée du grand Humanitaire…

Mais je continue d’agir, enfin je continuais parce que depuis quelques temps mes projets sont creux et que je n’ai plus d’énergie pour quoi que ce soit. Voyez ma petite association, ASE, je suis censée développer des projets internationaux. Mais je n’arrive plus à rien, je suis fatiguée, si fatiguée, je ne crois plus et j’en ai honte, en plus.