Notre puce de 6 ans nous dit à table :
« Les garçons quand ils embêtent les filles, ils font l’amour ? »
Heuuuuu… Grand silence puis éclats de rire des parents… Puis je demande la voix étranglée de rire
« Qu’es ce que tu veux dire ma puce ? »
« Ben les garçons, ils embêtent toujours les filles quand ils sont amoureux »
Pfffffff
jeudi 31 janvier 2008
mercredi 30 janvier 2008
Le problème de maths de Tirui
Exceptionnellement, pour l’anniversaire de Tirui, vous aurez 2 posts aujourd’hui : ma chronique N°4 ET la résolution du problème de maths de Tirui (voir ICI la question).
J’ai fais plusieurs tentatives, grosse modo c’était très joli, ça a donné ceci

Ou encore ceci

Mais malheureusement ce n’était pas du tout efficace et j’ai rendu mon tablier… Que vaut un compas sans l’équerre pour le guider hein ?
Mais quand je suis montée faire un n-ème bisou aux enfants mon chum qui regardait d’un œil amusé m’a piqué le compas et quand je suis revenue il y avait ça !

Bon… alors j’ai triché sur lui, normal non ?
Au fait… Vous avancez sur vos photos du concours ? Moi j’en ai déjà 2 ;-)
J’ai fais plusieurs tentatives, grosse modo c’était très joli, ça a donné ceci

Ou encore ceci

Mais malheureusement ce n’était pas du tout efficace et j’ai rendu mon tablier… Que vaut un compas sans l’équerre pour le guider hein ?
Mais quand je suis montée faire un n-ème bisou aux enfants mon chum qui regardait d’un œil amusé m’a piqué le compas et quand je suis revenue il y avait ça !

Bon… alors j’ai triché sur lui, normal non ?
Au fait… Vous avancez sur vos photos du concours ? Moi j’en ai déjà 2 ;-)
Chroniques de salles d’attente N.4 : Femme brillante
Je suis une femme BRILLANTE ! si, si, à première vue cela ne se voit pas mais si vous approchiez un compteur Geiger de moi vous déclencheriez immédiatement une alerte de la sécurité nucléaire. Ben oui, ce matin je suis radioactive, on vient de m’injecter un isotope radioactif pour faire la scintigraphie osseuse.
C’est encore mon chum qui m’accompagne. Il y a 2 salles d’attentes dans ce sous sol où on irradie à volo. La première, que je qualifierai abusivement de « salle des radiothérapies » est celle où on stocke essentiellement les patients qui vont recevoir une radiothérapie et aussi celle où on séjourne rapidement avant d’être appelé dans la seconde, celle de la scintigraphie.
Dans les deux salles il y a une petite partie pour les enfants avec des livres d’enfants et des jouets. Heureusement elles sont vides d’enfants aujourd’hui, je souffre toujours dans mon âme de maman quand je vois passer ces petits cœurs chauves.
Nous nous installons dans la partie enfants de la salle des radiothérapies en attendant qu’on nous appelle. Evidemment nous repérons rapidement quelques BD intéressantes. Avais je besoin de préciser que nous sommes des « BDphiles » ? Mon chum se plonge immédiatement avec délice dans sa BD mais moi mon regard et mes oreilles sont attirés par deux femmes qui discutent des soins dans la partie adulte de la salle.
Les jours précédents, malgré le brouillard dans lequel je vivais, j’avais vaguement remarqué que, contrairement aux ambiances habituelles des salles d’attente, les gens se parlaient ici, enfin plus exactement les gens ME parlaient. Je me demande dans quelle mesure ce phénomène n’est pas du au fait que les regards sont attirés par la personne malade la plus jeune de la salle. Enfin bref, il est donc possible de rompre le silence oppressant de l’attente des soins.
Je me lève pour rejoindre la conversation de la façon la plus naturelle possible et suis accueillie avec des sourires. Ces femmes racontent le déroulement de la radiothérapie, elles m’expliquent les petits trucs, pommades, vêtements et autre, me montrent les brûlures. Rapidement nous commençons à en rire.
Pendant ce temps « Tintin », l’infirmier de la scintigraphie arrive. Il tombe tout d’abord sur mon chum qui lit sa BD en riant à voix haute (comme d’habitude d’ailleurs), il appelle mon nom et mon chum répond « ici » et devant l’air interloqué de Tintin précise « enfin là » en montrant du doigt le petit groupe de femmes en train de se montrer leurs blessures en riant.
De tous le personnel soignant de Curie, je crois que Tintin concoure pour le titre du plus sympathique. Ou alors c’est que nous voir arriver en riant a changé sa routine, mais non, je pense qu’il est fondamentalement gentil. Il nous amène devant la porte de la salle d’attente de la scintigraphie et commence à m’expliquer le protocole du jour et les précautions à prendre pendant le long intervalle entre l’injection et la prise d’images, du genre éviter les femmes enceintes et les enfants, ne pas rester collée à mon chum etc… Mon chum l’interrompt pour demander si ce sont bien des rayons gamma qui sont émis par l’isotope radioactif…
Regard mi soupçonneux mi amusé de Tintin « vous êtes physicien vous ». Ben oui, oh alors vous comprenez etc… L’affaire est entendue, pas besoin d’explications… Je regarde ces deux hommes et en particulier mon chum avec une vague envie de l’étrangler. Mais bon, je sors magnanime, OK, tu devras m’expliquer en détails alors.
Nous nous installons dans la salle d’attente. A peine le temps de lancer quelques lignes des chroniques sur mon bloc note que Tintin est déjà là pour me faire l’injection. Nous discutons pendant qu’il m’injecte son produit des chroniques, de la relation entre les patients et le personnel, de la communication… C’est vraiment passionnant et l’injection est faite si facilement que je regrette presque que ce soit aussi rapide. Je ressors en annonçant à mon chum « ça y est, je suis radieuse ! ».
Bon, nous avons plusieurs heures devant nous, nous décidons d’aller manger dans le coin. Je marche le plus loin possible de mon chum, j’évite de rester à côté des jeunes femmes ne sachant pas si elles peuvent être enceintes, je prends les escaliers plutôt que l’ascenseur… Heureusement que personne ne fait attention à notre manège sinon j’aurais l’air vraiment louche.
Apres le délais impartis nous revenons pour la scintigraphie, mais les résultats ne seront prêts que après lecture d’un médecin et ne pourrons m’être donnés que par un médecin de l’hôpital. Je réfléchis à quand j’aurais l’occasion de revoir un médecin… Zut ce sera lors de ma prochaine opération, pour le curage ganglionnaire. Il va me falloir attendre. C’était le dernier examen du bilan d’expansion, tout le reste était bon, je ne peux pas me réjouir avant de savoir pour mes os… Bon encore une attente en vue alors.
C’est encore mon chum qui m’accompagne. Il y a 2 salles d’attentes dans ce sous sol où on irradie à volo. La première, que je qualifierai abusivement de « salle des radiothérapies » est celle où on stocke essentiellement les patients qui vont recevoir une radiothérapie et aussi celle où on séjourne rapidement avant d’être appelé dans la seconde, celle de la scintigraphie.
Dans les deux salles il y a une petite partie pour les enfants avec des livres d’enfants et des jouets. Heureusement elles sont vides d’enfants aujourd’hui, je souffre toujours dans mon âme de maman quand je vois passer ces petits cœurs chauves.
Nous nous installons dans la partie enfants de la salle des radiothérapies en attendant qu’on nous appelle. Evidemment nous repérons rapidement quelques BD intéressantes. Avais je besoin de préciser que nous sommes des « BDphiles » ? Mon chum se plonge immédiatement avec délice dans sa BD mais moi mon regard et mes oreilles sont attirés par deux femmes qui discutent des soins dans la partie adulte de la salle.
Les jours précédents, malgré le brouillard dans lequel je vivais, j’avais vaguement remarqué que, contrairement aux ambiances habituelles des salles d’attente, les gens se parlaient ici, enfin plus exactement les gens ME parlaient. Je me demande dans quelle mesure ce phénomène n’est pas du au fait que les regards sont attirés par la personne malade la plus jeune de la salle. Enfin bref, il est donc possible de rompre le silence oppressant de l’attente des soins.
Je me lève pour rejoindre la conversation de la façon la plus naturelle possible et suis accueillie avec des sourires. Ces femmes racontent le déroulement de la radiothérapie, elles m’expliquent les petits trucs, pommades, vêtements et autre, me montrent les brûlures. Rapidement nous commençons à en rire.
Pendant ce temps « Tintin », l’infirmier de la scintigraphie arrive. Il tombe tout d’abord sur mon chum qui lit sa BD en riant à voix haute (comme d’habitude d’ailleurs), il appelle mon nom et mon chum répond « ici » et devant l’air interloqué de Tintin précise « enfin là » en montrant du doigt le petit groupe de femmes en train de se montrer leurs blessures en riant.
De tous le personnel soignant de Curie, je crois que Tintin concoure pour le titre du plus sympathique. Ou alors c’est que nous voir arriver en riant a changé sa routine, mais non, je pense qu’il est fondamentalement gentil. Il nous amène devant la porte de la salle d’attente de la scintigraphie et commence à m’expliquer le protocole du jour et les précautions à prendre pendant le long intervalle entre l’injection et la prise d’images, du genre éviter les femmes enceintes et les enfants, ne pas rester collée à mon chum etc… Mon chum l’interrompt pour demander si ce sont bien des rayons gamma qui sont émis par l’isotope radioactif…
Regard mi soupçonneux mi amusé de Tintin « vous êtes physicien vous ». Ben oui, oh alors vous comprenez etc… L’affaire est entendue, pas besoin d’explications… Je regarde ces deux hommes et en particulier mon chum avec une vague envie de l’étrangler. Mais bon, je sors magnanime, OK, tu devras m’expliquer en détails alors.
Nous nous installons dans la salle d’attente. A peine le temps de lancer quelques lignes des chroniques sur mon bloc note que Tintin est déjà là pour me faire l’injection. Nous discutons pendant qu’il m’injecte son produit des chroniques, de la relation entre les patients et le personnel, de la communication… C’est vraiment passionnant et l’injection est faite si facilement que je regrette presque que ce soit aussi rapide. Je ressors en annonçant à mon chum « ça y est, je suis radieuse ! ».
Bon, nous avons plusieurs heures devant nous, nous décidons d’aller manger dans le coin. Je marche le plus loin possible de mon chum, j’évite de rester à côté des jeunes femmes ne sachant pas si elles peuvent être enceintes, je prends les escaliers plutôt que l’ascenseur… Heureusement que personne ne fait attention à notre manège sinon j’aurais l’air vraiment louche.
Apres le délais impartis nous revenons pour la scintigraphie, mais les résultats ne seront prêts que après lecture d’un médecin et ne pourrons m’être donnés que par un médecin de l’hôpital. Je réfléchis à quand j’aurais l’occasion de revoir un médecin… Zut ce sera lors de ma prochaine opération, pour le curage ganglionnaire. Il va me falloir attendre. C’était le dernier examen du bilan d’expansion, tout le reste était bon, je ne peux pas me réjouir avant de savoir pour mes os… Bon encore une attente en vue alors.
mardi 29 janvier 2008
Chronique de Salles d’attente N.3 : Dans le brouillard
(janvier)
Cela fait des heures que je suis là, dans la grande salle de l’entrée. Les examens se sont succédés depuis plusieurs jours mais je vis dans le brouillard. Est ce parce que l’oncologue m’a prescrit un anxiolytique ? Sûrement… Cela faisait plusieurs mois que je me réveillais le matin vers 3-4 h avec une angoisse indescriptible. Un flot d’angoisse pur celui qui fait accélérer les pulsions cardiaques et tient les yeux bien ouverts, comme si se rendormir était la pire des choses, là où on retrouve les cauchemars et la mort. Pour moi il s’agit d’une banale dépression réactionnelle.
Je n’avais jamais de ma vie acceptée de psychotrope, j’ai toujours considéré que mon mental devait faire son chemin, mais là je me suis retrouvée devant un dilemme.
Mes premiers travaux de recherche étaient justement sur les relations entre le stress et le système immunitaire. Un excès de stress dégrade notre système immunitaire aussi sûrement qu’un coup de massue fait mal, cela ne fait aucun doute pour moi. J’en ai regardé les mécanismes intimes, le lien entre l’adrénaline, les interleukines et la production du facteur de nécrose tumorale. Bon j’arrête de vous parler chinois. Disons que j’ai la conviction profonde qu’un stress élevé et prolongé est une mauvaise chose pour les défenses immunitaires de mon organisme. Or je me trouvais devant un stress évident que j’ai essayé de réguler de façon naturelle en vain pendant plusieurs mois. Après c’est un engrenage infernal, le manque répété de sommeil qui diminue ma lucidité et ma capacité à encaisser ce qui augmente le stress, ce qui diminue le sommeil etc etc.
Première réaction : aller plutôt voir un psycho-oncologue et régler cela sans médicaments. Mais les RDV sont très durs à avoir, plus d’un mois de délais. On dirait bien que la psychologie est le parent pauvre de l’institution, là encore… Donc je me sentais coupable de ce stress que j’imaginais contribuer à aggraver allègrement la maladie en dégradant mes défenses. Donc j’ai accepté cet anxiolytique pour arriver à dormir et récupérer le contrôle…
Mais dans un premier temps cette aide m’a plongée dans le brouillard. Il m’a fallu quelques jours avant que je ne réagisse en divisant par 2 (puis par 4) et en limitant au coucher les doses qu’on m’avait prescrites.
Pendant ces jours, j’ai passé des examens médicaux comme ma première scintigraphie (la scintigraphie cardiaque) tel un fantôme dans les couloirs. Je n’ai rien noté, je n’ai rien lu, je suis juste resté hébétée à attendre qu’on vienne me chercher. Imaginez, je n’ai PRESQUE PAS POSE DE QUESTIONS ! De la scintigraphie cardiaque je me rappelle vaguement qu’il y avait un infirmier (était ce bien un infirmier ?) très sympa. Vous en ré-entendrez parler alors je vous dit tout de suite que sur ce Blog il s’appellera « Tintin ».
Revenons à la situation présente, cela fait donc longtemps que je suis là, j’ai eu un examen avant mais je ne me souviens pas lequel était ce. Là je sais ce que j’attends, j’attends mon mari qui va m’accompagner à l’échographie abdomino-pelvienne. Je le sais parce que cet examen en particulier est celui dont les résultats me font le plus peur. Je suis seule, je me suis installée en face de la porte de façon à guetter l’arrivée de mon chum. Hier et ce matin j’ai tout oublié de faire, de téléphoner à ma mère, de prendre mes lunettes, de prendre le téléphone portable, d’écouter mes messages, de prendre des RDV... Je commence à réaliser que je suis dans le brouillard. Cela dit, je dors… Avec ce fameux comprimé je « comate » même, il à fallu me réveiller à 8h, j’avais la tête lourde et les idées épaisses. Malgré tout j’ai fait ce matin une chose tellement importante qu’elle a pu me faire émerger du brouillard : j’ai préparé des affiches « chat perdu » que mon chum collera ce soir dans le quartier. Ma chatte adorée a disparue depuis plusieurs jours…
Je me sens telle un fantôme parmi les autres fantômes de cette salle et les chroniques de salles d’attentes me semblent surhumaines.
Ouf, voilà mon chéri.
Cela fait des heures que je suis là, dans la grande salle de l’entrée. Les examens se sont succédés depuis plusieurs jours mais je vis dans le brouillard. Est ce parce que l’oncologue m’a prescrit un anxiolytique ? Sûrement… Cela faisait plusieurs mois que je me réveillais le matin vers 3-4 h avec une angoisse indescriptible. Un flot d’angoisse pur celui qui fait accélérer les pulsions cardiaques et tient les yeux bien ouverts, comme si se rendormir était la pire des choses, là où on retrouve les cauchemars et la mort. Pour moi il s’agit d’une banale dépression réactionnelle.
Je n’avais jamais de ma vie acceptée de psychotrope, j’ai toujours considéré que mon mental devait faire son chemin, mais là je me suis retrouvée devant un dilemme.
Mes premiers travaux de recherche étaient justement sur les relations entre le stress et le système immunitaire. Un excès de stress dégrade notre système immunitaire aussi sûrement qu’un coup de massue fait mal, cela ne fait aucun doute pour moi. J’en ai regardé les mécanismes intimes, le lien entre l’adrénaline, les interleukines et la production du facteur de nécrose tumorale. Bon j’arrête de vous parler chinois. Disons que j’ai la conviction profonde qu’un stress élevé et prolongé est une mauvaise chose pour les défenses immunitaires de mon organisme. Or je me trouvais devant un stress évident que j’ai essayé de réguler de façon naturelle en vain pendant plusieurs mois. Après c’est un engrenage infernal, le manque répété de sommeil qui diminue ma lucidité et ma capacité à encaisser ce qui augmente le stress, ce qui diminue le sommeil etc etc.
Première réaction : aller plutôt voir un psycho-oncologue et régler cela sans médicaments. Mais les RDV sont très durs à avoir, plus d’un mois de délais. On dirait bien que la psychologie est le parent pauvre de l’institution, là encore… Donc je me sentais coupable de ce stress que j’imaginais contribuer à aggraver allègrement la maladie en dégradant mes défenses. Donc j’ai accepté cet anxiolytique pour arriver à dormir et récupérer le contrôle…
Mais dans un premier temps cette aide m’a plongée dans le brouillard. Il m’a fallu quelques jours avant que je ne réagisse en divisant par 2 (puis par 4) et en limitant au coucher les doses qu’on m’avait prescrites.
Pendant ces jours, j’ai passé des examens médicaux comme ma première scintigraphie (la scintigraphie cardiaque) tel un fantôme dans les couloirs. Je n’ai rien noté, je n’ai rien lu, je suis juste resté hébétée à attendre qu’on vienne me chercher. Imaginez, je n’ai PRESQUE PAS POSE DE QUESTIONS ! De la scintigraphie cardiaque je me rappelle vaguement qu’il y avait un infirmier (était ce bien un infirmier ?) très sympa. Vous en ré-entendrez parler alors je vous dit tout de suite que sur ce Blog il s’appellera « Tintin ».
Revenons à la situation présente, cela fait donc longtemps que je suis là, j’ai eu un examen avant mais je ne me souviens pas lequel était ce. Là je sais ce que j’attends, j’attends mon mari qui va m’accompagner à l’échographie abdomino-pelvienne. Je le sais parce que cet examen en particulier est celui dont les résultats me font le plus peur. Je suis seule, je me suis installée en face de la porte de façon à guetter l’arrivée de mon chum. Hier et ce matin j’ai tout oublié de faire, de téléphoner à ma mère, de prendre mes lunettes, de prendre le téléphone portable, d’écouter mes messages, de prendre des RDV... Je commence à réaliser que je suis dans le brouillard. Cela dit, je dors… Avec ce fameux comprimé je « comate » même, il à fallu me réveiller à 8h, j’avais la tête lourde et les idées épaisses. Malgré tout j’ai fait ce matin une chose tellement importante qu’elle a pu me faire émerger du brouillard : j’ai préparé des affiches « chat perdu » que mon chum collera ce soir dans le quartier. Ma chatte adorée a disparue depuis plusieurs jours…
Je me sens telle un fantôme parmi les autres fantômes de cette salle et les chroniques de salles d’attentes me semblent surhumaines.
Ouf, voilà mon chéri.
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